Calais: Dix toilettes installées pour les migrants mais toujours pas de douche

MIGRANTS Ces mesures sont imposées par la justice...

Francois Launay

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Des migrants à Calais, le 21 juin 2017. AFP PHOTO/ DENIS CHARLET
Des migrants à Calais, le 21 juin 2017. AFP PHOTO/ DENIS CHARLET — AFP
  • C'est la première étape d'un dispositif que doit installer l'Etat pour venir en aide aux migrants. 
  • Les douches sont attendues d'ici la fin d'août mais des mesures de restriction annoncées par le préfet inquiètent déjà les associations. 

L’Etat doit faire appliquer la loi. Depuis le 26 juin et la décision du tribunal administratif de Lille, confirmée le 28 juillet par le conseil d’Etat, la ville de Calais et le gouvernement ont l’obligation de mettre en place un dispositif d’accueil pour les migrants avec toilettes, douches et accès à l’eau potable.

Si la municipalité a refusé d’appliquer ces mesures, quitte à payer une amende de 100 euros par jour, le préfet doit faire respecter la décision de la justice pour aider les 700 migrants qui vivent actuellement à Calais (450 selon la préfecture).

Dix sanitaires installés mardi

La première étape a débuté mardi 15 août avec l’installation de dix sanitaires et d’un point d’eau à proximité de l’accueil de jour du Secours Catholique. Des mesures pour l’instant jugées insuffisantes par les associations d’aides aux migrants.

« C’est le strict minimum du dispositif prévu par le tribunal administratif. On attend encore des douches mobiles mais on a peur que tout soit concentré sur un même lieu avec un mélange de communautés qui pourrait être explosif », explique François Guennoc, vice-président de l’Auberge des migrants.

Des douches attendues d’ici la fin du mois

Et si les douches doivent arriver d’ici la fin août, une mesure décidée par le préfet inquiète déjà les associations. « Il souhaite autoriser l’accès aux douches uniquement aux personnes vulnérables (malades, enfants, femmes, familles). L’association qui va gérer l’accès aux douches aura bien eu mal à expliquer que certains ont le droit de se doucher et d’autres pas », poursuit le responsable associatif qui attend de voir comment la situation va évoluer.