Aisne: Des braconniers victimes de la fameuse «loi de Murphy»

FAITS DIVERS Pris dans une spirale de galères, les individus ont terminé chez les gendarmes…

Mikaël Libert

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La commune de Lislet, dans l'Aisne.
La commune de Lislet, dans l'Aisne. — Google Maps

« Tout ce qui est susceptible de mal tourner tournera nécessairement mal », énonçait l’ingénieur américain Edward A. Murphy jr. Ce principe, désormais appelé «Loi de Murphy », trois individus en ont fait les frais dans la nuit du 13 au 14 juillet dernier, à Lislet, dans l’Aisne.

Deux compères avaient délaissé le traditionnel feu d’artifice de la fête nationale, préférant aller braconner dans la campagne à la faveur de la nuit. Sur un chemin de terre en pleine campagne, ils avaient garé discrètement leur véhicule avant d’aller s’adonner à leurs occupations illégales.

La voiture enlisée

Sauf qu’en voulant mettre les voiles, leur voiture avait refusé de bouger, enlisée dans la boue. Ne trouvant pas seuls la solution à leur problème, ils avaient décidé de faire appel à un ami. Désormais à trois, les individus avaient mis le cap vers le hangar d’une exploitation agricole située non loin de là. A l’intérieur, ils avaient découvert un engin de type « Manitou », qu’ils s’étaient empressés de dérober pour tenter de dégager leur voiture.

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Seulement voila, dépanneur, c’est un métier. En pleine manœuvre d’extraction, l’engin agricole s’était retourné pour terminer dans le fossé. L’individu aux commandes était resté prisonnier de la cabine, légèrement blessé. La voiture, elle, n’avait pas bougé d’un pouce.

Les gendarmes sur le dos

On ignore qui avait prévenu les forces de l’ordre. Toujours est-il que les gendarmes, accompagnés des pompiers, étaient finalement arrivés sur les lieux de l’accident vers une heure du matin. Appréhender le conducteur du Manitou n’avait pas été un problème, celui-ci étant toujours coincé. Ses complices avaient alors tenté de prendre la fuite à pieds. L’un avait été vite rattrapé dans le champ. Le dernier, plus rapide, avait réussi à échapper aux gendarmes. C’était un peu plus tard, après quelques investigations, que les gendarmes avaient cueilli le dernier de la bande à son domicile.

Après cette nuit agitée, ils avaient été placés en garde à vue. Ils devront comparaître devant le tribunal correctionnel en septembre prochain.