Nord: L’entreprise TIM sauvée de la liquidation judiciaire

ECONOMIE L’industriel Fil Filipov a finalement déposé une offre de reprise consolidée à la dernière minute…

M.L. avec AFP

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L'usine Tim, à Quaëdypre.
L'usine Tim, à Quaëdypre. — Google Maps

C’est le président du tribunal de commerce de Lille qui a annoncé la bonne nouvelle lors de l’audience de ce mercredi matin. L’industriel bulgare Fil Filipov a finalement déposé une offre, mardi soir, pour reprendre l’usine TIM située à Quaëdypre, près de Dunkerque, dans le Nord. La presque totalité des emplois sera préservée.

Sur 470 emplois, 446 sont préservés

« Il n’y a qu’une seule offre, celle de M. Filipov, il l’a déposée hier soir, en dernière minute, il s’agit d’une offre améliorée », a déclaré aux salariés de TIM le président du tribunal de commerce Eric Feldmann, avant l’audience à huis clos.

« Ce qu’il fallait c’est qu’elle soit maintenue, qu’elle soit solidifiée, qu’elle soit bien examinée dans tous ses détails, parce que c’est aussi l’intérêt de vous tous que tout cela soit bordé », a-t-il dit aux salariés.

A l’issue de l’audience, le tribunal de commerce de Lille a désigné la société Atlas comme repreneur de TIM, fabricant de cabines d’engins de chantier, préservant 446 des 470 emplois de cette usine.

Jusqu’à mercredi dernier, deux offres de reprise étaient en lice. Celle de Fil Filipov, propriétaire de la société d’engins de chantier Atlas basée principalement en Allemagne, qui prévoyait de reprendre 446 personnes. Et celle du groupe allemand Fritzmeier, déjà propriétaire de l’usine, qui prévoyait de conserver 280 salariés.

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Mais les deux avaient été retoquées par le tribunal, le 19 juillet : les « garanties financières n’étaient pas suffisantes » pour la première, et « les conditions suspensives n’avaient pas été levées pour la deuxième », selon Olivier Lamote, délégué syndical CFDT.

« Fou furieux » de la façon dont il a été traité par le tribunal, selon son avocat Maître Lionel Berthelet, Fil Filipov avait affirmé jeter l’éponge.

De source syndicale, mercredi matin, on indiquait que l’Etat serait prêt à apporter deux millions d’euros dans ce projet de reprise, la région Hauts-de-France (dont le président Xavier Bertrand était présent au tribunal) 3,5 millions d’euros, et le géant américain des engins de chantier Caterpillar, principal client de Tim, 4,7 millions d’euros.