Nord: L'homme suspecté d'avoir tiré au fusil sur une femme avait déjà tué en 1991

FAITS DIVERS Une femme d’une cinquantaine d’années a été grièvement blessée d’un coup de fusil au visage dimanche soir à Feignies (Nord)…

Olivier Aballin

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Une intervention de la police a eu lieu dimanche soir dans un appartement à la suite de violences entre voisins (Illustration).
Une intervention de la police a eu lieu dimanche soir dans un appartement à la suite de violences entre voisins (Illustration). — Olivier Aballain / 20 Minutes

La victime est une amie de l’ex-compagne de l’agresseur présumé. Une femme de 50 ans a été très grièvement blessée d’un coup de fusil au visage, dimanche soir à Feignies, près de Maubeuge (Nord). Elle a été héliportée vers le centre hospitalier universitaire de Lille, et se trouvait ce lundi matin  entre la vie et la mort, selon la Voix du Nord. Son état s’est depuis stabilisé, précisait mardi une source judiciaire.

Un homme de 49 ans, venu rendre visite sur place à une ex-compagne, a été interpellé vers 22h30, après avoir, selon toute vraisemblance, pris la fuite à la suite du coup de feu. L’individu a déjà fait l’objet de deux condamnations aux Assises, dont l’une pour meurtre en 1995, au cours d’une tentative de vol avec arme commise en 1991. Il avait alors écopé de 18 ans de réclusion.

Connu des services de police

Trois témoins directs ont été interrogés par les enquêteurs. D’après le procureur de la République de Valenciennes, qui pilote l’enquête, le suspect a tiré depuis l’appartement de son ex-compagne, sur une amie qu’il n’appréciait pas et avec laquelle il venait d’échanger des « invectives ». Un fusil, susceptible d’être l’arme du crime, a été retrouvé.

L’individu avait pris la fuite en voiture. C’est la brigade de gendarmerie de Merville (Nord), un secteur situé à 120 kilomètres de Feignies, qui a procédé à son interpellation, au domicile d’un autre ex-compagne, vers lequel le suspect s’était enfui.

La gendarmerie précise que l’homme était « fortement alcoolisé » au moment de son interpellation. Le procureur François Pérain précisait qu’il n’avait toujours pas pu être interrogé ce lundi matin, en raison de cet état d’ébriété.

Depuis, le suspect a expliqué aux enquêteurs qu’il avait bien saisi son fusil « toujours chargé » mais que le coup de feu était parti « sans le vouloir ». Il a été mis en examen pour « tentative de meurtre ».

Mise à jour 5/07 : Précisions sur les relations entre la victime et le suspect