Nord: Une exploitation touchée par le virus de la grippe aviaire

SANTÉ Les autorités sanitaires ont confirmé la présence du H5N3 dans une basse-cour près d’Orchies…

M.L. avec AFP
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Six communes du Nord de la France placées en zone de surveillance grippe aviaire (illustration).
Six communes du Nord de la France placées en zone de surveillance grippe aviaire (illustration). — Mark Bullimore/Shutters/SIPA

Il a passé la frontière. Une zone de protection a été mise en place autour d’un foyer de grippe aviaire H5N3, détecté dans la commune de Brillon, près d’Orchies, dans Nord, non loin de la frontière belge. Cette annonce faite, vendredi, par le ministère de l’Agriculture, intervient après que plusieurs foyers de ce même virus ont été détectés en Belgique au mois de juin.

« Un cas d’influenza aviaire hautement pathogène H5N8 » ayant été confirmé ce vendredi « dans une basse-cour » située dans cette commune, des « zones de protection et de surveillance » ont été « mises en place dans des rayons de 3 et 10 kilomètres autour du foyer », selon un communiqué.

Les volailles abattues préventivement

Jeudi, les quelque 230 volailles de cette exploitation avaient été abattus de manière préventive, après que l’exploitant a fait état d’une mortalité importante de ses poules, depuis le 21 juin. Dans ces zones, « les mouvements de tous les animaux sensibles sont interdits et les mesures de biosécurité renforcées », afin de « stopper au plus vite la propagation du virus ».



« Le foyer se situe à 15 kilomètres d’un foyer identifié le 23 juin dernier à Tournai en Belgique, dans un élevage non commercial de volailles », indique le ministère. Il serait « lié à l’achat de poussins et de pigeons sur le marché de Tournay en Belgique ».

« Depuis le début du mois de juin, onze cas d’influenza aviaire ont été confirmés en Belgique, essentiellement chez des éleveurs amateurs de volailles d’ornement et quatre cas au Luxembourg », précise le ministère.

La confirmation de ce foyer à Brillon « rappelle l’importance de protéger nos élevages de volailles en appliquant des mesures de biosécurité renforcées et en s’assurant notamment de l’absence de contact entre les volailles de basse-cour et les élevages commerciaux », insiste-t-il.