Premeva, pour éviter les naissances prématurées

Vincent Vantighem - ©2008 20 minutes

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Aucune certitude, mais de fortes présomptions. Voilà ce qui a conduit les chercheurs de l'étude Premeva à s'attaquer au problème de la vaginose bactérienne coupable, selon eux, de favoriser les 4 000 naissances prématurées recensées chaque année dans le Nord. Hier, le professeur Damien Subtil a dévoilé les premiers résultats de cette étude qui s'est fixée pour objectif de dépister 80 000 femmes enceintes d'ici à 2010 (soit 50 % des grossesses prévues dans le département). « On pense que la vaginose multiplie par deux à trois le risque de naissance prématurée et donc de séquelles », assure le professeur.

Avec 15 % de bébés prématurés en plus que la moyenne nationale, le Nord était un terreau parfait pour les chercheurs. Et ils ont pris le mal à la racine : « On dépiste dans les 200 laboratoires du Nord, explique Damien Subtil. Si l'inflammation est avérée, on propose de tester l'efficacité d'un antibiotique. »

Maman d'une petite Louann en pleine santé, Charlotte a été l'une des premières à être traitée. « Le mot « prématuré » fait peur, raconte-t-elle. Je n'ai pas trop hésité. » Grâce à ça, Premeva pense avoir évité la naissance de vingt-cinq grands prématurés l'an dernier.