La métropole de Lille active son « Ticket pollution » ce mercredi (et seulement ce mercredi)

ENVIRONNEMENT L'épisode de pollution en cours dans les Hauts-de-France pousse la métropole lilloise à prendre des mesures...

Olivier Aballain
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Lille, le 19 février 2012. Des capteurs de pollution atmosphérique à Lille.
Lille, le 19 février 2012. Des capteurs de pollution atmosphérique à Lille. — M.Libert/20 Minutes

Faute de respirer un air pur, les fans lillois de la fête de la musique pourront sillonner l'agglomération à moindre coût. Pour cause de pic de pollution aux particules fines, la métropole européenne de Lille (MEL) a annoncé mardi soir qu'elle activait son «ticket pollution» ce mercredi. Une mesure qu'elle avait déjà prise en janvier et février, dans les mêmes circonstances.

Cependant la mesure ne sera pas reconduite le lendemain, jeudi 22 juin, a-t-on appris dans l'après-midi auprès de la métropole de Lille, car le taux de particules est attendu à la baisse.



En pratique, cette mesure permet à un voyageur muni d'un ticket simple de voyager sur tout le réseau Transpole toute la journée. Le ticket unitaire à 1,60 euros plein tarif (1,40 en carnet) se transforme ainsi en ticket journée à 4,80 euros.

Par ailleurs la préfecture de région Hauts-de-France a pris un arrêté abaissant de 20 km/h les vitesses limites sur les grands axes routiers.

Le total d'épisodes de pollution de 2016 est déjà atteint

Outre une concentration en particules qui dépasse le premier niveau de vigilance recommandé par l'organisation mondiale de la santé (OMS), de 50 microgrammes par mètre cube (µg/m³) d'air, l'organisme Atmo observe également une pollution à l'ozone.

Ce gaz, qui se forme dans les conditions d'ensoleillement intense, provoque l'irritation du système respiratoire au delà de 100 µg/m³ d'air pendant huit heures. C'est ce qui s'est passé entre 9h et 19h sur l'ensemble du Nord-Pas-de-Calais mardi, avec un pic de 200 µg/m³ observé à la station de Wattignies (sud de Lille) vers 15h. Le niveau réglementaire en France est fixé à 180 µg/m³ d'air.

Avec ce 21e épisode de pollution observé le 21 juin, l'année de 2017 a déjà égalé, en moins de six mois, le total des douze mois de 2016.