Lille : Le tribunal administratif saisi pour faire respecter les droits des migrants de Calais

SOCIÉTÉ Vendredi, onze associations vont déposer un référé devant la justice administrative de Lille…

M.L. avec AFP

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Calais, le 11 janvier 2017. Trois mois après le demantelement du camp de refugies de la jungle, les associations ont constate un retour au compte-goutte de migrants.
Calais, le 11 janvier 2017. Trois mois après le demantelement du camp de refugies de la jungle, les associations ont constate un retour au compte-goutte de migrants. — M.Libert/20 Minutes

Jeudi, onze associations ont annoncé leur intention de déposer, ce vendredi, un recours en référé devant le tribunal administratif de Lille pour « enjoindre les autorités de respecter les libertés et droits fondamentaux » des migrants de Calais.

Entraves à la distribution de vivres

« A l’absence totale de prise en charge sanitaire et sociale » des 600 migrants du Calaisis dénombrés par les associations, « s’ajoutent une pression et un harcèlement policier constants destinés, prétendent les autorités, à ''éviter tout point de fixation'' », dénoncent ces associations dans un communiqué. Les associations se plaignaient notamment, depuis plusieurs semaines, d’entraves à leur distribution de vivres.

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« Il y a urgence, nous sommes donc contraintes de saisir, une fois encore, le juge des référés du tribunal administratif de Lille, afin de lui demander de reconnaître les atteintes graves et répétées aux droits et libertés et d’enjoindre aux autorités de mettre en place un dispositif garantissant le respect des droits fondamentaux de base, tels que l’accès à l’eau, à des toilettes, à une distribution alimentaire, à une information réelle sur les droits… », ajoutent-elles.

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Le référé sera codéposé, outre le Secours catholique et la Cimade, par la Ligue des droits de l’Homme, les organisations humanitaires britanniques Care 4 Calais et Help Refugees ou encore les associations calaisiennes Salam et L’Auberge des migrants.

Cette annonce intervient au lendemain de la publication d’un rapport sévère du Défenseur des droits, Jacques Toubon, qui s’est inquiété d’atteintes aux droits « d’une exceptionnelle et inédite gravité » témoignant d’un « déni d’existence des exilés » de la part du gouvernement.