Lille: Le recyclage, enjeu de taille pour la métropole lilloise

ENVIRONNEMENT La métropole de Lille tente de mettre les bouchées doubles dans la gestion des déchets…

Gilles Durand

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Le Centre de Valorisation Organique des déchets (CVO) est équipé d'une unité de méthanisation pour transformer les déchets organiques en gaz utilisable pour faire rouler des véehicules.
Le Centre de Valorisation Organique des déchets (CVO) est équipé d'une unité de méthanisation pour transformer les déchets organiques en gaz utilisable pour faire rouler des véehicules. — M.LIBERT/20 MINUTES
  • Certaines déchetteries vont distribuer du compost aux usagers.
  • Pour l’instant, 50 des 428 bus Transpole circulent grâce au biogaz issu des déchets verts
  • Les encombrants programmés ont vu leur nombre augmenter de 12 % en un an.

Augmentation de la production de biogaz, gestion cyclique du compost, collecte des encombrants en hausse… Le recyclage des déchets s’installe peu à peu dans la métropole lilloise. Tour d’horizon.

Le compost pour tous. Jardiniers, à vos marques ! Depuis quelques années, certaines déchetteries de la métropole lilloise mettaient à disposition le compost (un engrais naturel) pour les usagers qui apportaient leurs déchets verts. Désormais, n’importe quel détenteur d’une carte déchetterie peut bénéficier de ce service proposé par les déchetteries de La Madeleine, Lille-Alsace, Halluin, Marquillies, la Chapelle d’Armentières et Seclin. « Le particulier doit venir avec ses propres contenants, le compost étant distribué en vrac », précise la Métropole européenne de Lille (Mel).

Officiellement, la quantité par usager est limitée à 100 litres par an. En 2016, 400 tonnes de compost ont ainsi été distribuées gratuitement, soit environ 100 bennes. Un juste retour des choses finalement. Ce compost provient des déchets alimentaires triés par les habitants de la métropole dans leur poubelle.

Le biogaz plein pot. Quand le trognon de pomme permet aussi de circuler en bus dans la métropole. Depuis 2011, la production de biométhane issue des déchets verts est injectée dans le réseau de gaz et revendu à GrDF via le Centre de valorisation organique (CVO) de Sequedin. Une partie de cette production de biométhane bénéficie aux bus Transpole circulant dans la métropole. Cette année, ils sont 50, basés à Sequedin, à rouler au biogaz, soit 12 % des 428 bus Transpole.

A noter qu’une famille de 4 personnes jette, en moyenne, 320 kg de déchets par an. Transformés en biogaz carburant, ces déchets permettent à un bus de parcourir 50 km.

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Une nouvelle vie pour un déchet sur deux. Le service des encombrants sur rendez-vous commence à porter ses fruits. Entre janvier et mars 2017, plus de 22.000 appels ont été enregistrés pour collecter à domicile les objets volumineux, « soit 12 % de plus que l’an dernier sur la même période », souligne la Mel. Pour les personnes habitant en appartement, il est désormais possible de passer par le bailleur pour la prise en charge des encombrants.

Par ailleurs, les créneaux de passage ont été réduits à deux heures au lieu de quatre et ce sont dorénavant 24 communes qui mettent en place un service de déchetterie mobile. En 2016, plus d’un déchet encombrant sur deux a pu être revalorisé. A partir de juillet 2017, la Mel espère que « 70 % trouveront une nouvelle vie ».