Résultats législatives: Pas de percée FN dans les Hauts-de-France

ELECTIONS La République en marche sort gagnante de ce premier tour dans la région des Hauts-de-France. La percée du FN n’a pas eu lieu, même si un nombre historique de candidats frontistes se retrouve au second tour…

Gilles Durand
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Le  communiste Maxime Gremetz (à gauche) et Stéphane Demilly, à l'époque UDF, seul candidat élu au premier tour dan sla régio. (Archives)
Le communiste Maxime Gremetz (à gauche) et Stéphane Demilly, à l'époque UDF, seul candidat élu au premier tour dan sla régio. (Archives) — MEIGNEUX / SIPA

Le premier tour des législatives, qui a eu lieu dimanche, présage déjà d’une recomposition politique complète. Alors qu’il était majoritaire au niveau régional dans la précédente assemblée, le PS n’aura qu’un seul représentant au second tour dans la région Hauts-de-France. Une situation inédite.

Dans le Nord. Aucun socialiste au second tour. La République en marche (LREM) sort grand vainqueur de ce 1er tour avec 17 candidats qualifiés, dont dix en ballottage favorable. L’autre vainqueur, c’est le Front national (FN) qui arrive en tête dans six circonscriptions, notamment dans le sud du département. Avec, néanmoins peu de chance, de l’emporter au second tour par manque de réserves de voix. A noter que des candidats LR comme Bernard Gérard (9e circonscription) ou Thierry Lazaro (6e), qui avaient l’habitude de l’emporter facilement, sont distancés par leur adversaire LREM. Enfin, le Parti communiste (PCF) pourrait conserver deux députés dans les 16e et 20e circonscriptions.


Dans le Pas-de-Calais. Le duel LREM contre le FN aura bien lieu en l’absence du PS. Ou presque. Jacqueline Maquet (2e circonscription) et Brigitte Bouguignon (6e), bien parties pour l’emporter dans leur circonscription, sont des députées sortantes socialistes passées sous la bannière LREM. Marine le Pen (FN) survole la 11e circonscription (46 %) et quatre autres candidats FN sont en ballottage favorable dans ce département. De son côté, le maire (LR) du Touquet, Daniel Fasquelle, est devancé, sur ses terres de la 4e circonscription par le duo LREM composé de Thibaut Guilluy et Tiphaine Auzière, la belle-fille d’Emmanuel Macron.

Dans la Somme. Un seul député est réélu dès le premier tour : l’UDI Stéphane Demilly dans la 5e circonscription. Dans les quatre autres, c’est LREM qui bascule en ballottage favorable. Très favorable même concernant la députée sortante (ancienne EELV) Barbara Pompili qui récolte 40 % des voix dans la 2e circonscription. Dans la 1re, l’ancienne ministre (PS) et députée sortante, Pascale Boistard, est éliminée par le maire (LREM) d’Abbeville et ancien socialiste, Nicolas Dumont, et le journaliste François Ruffin, soutenu par La France insoumise (FI).

Dans l’Aisne. Comme dans le Pas-de-Calais, on assiste à un duel entre le FN et LREM, avec un avantage pour les candidats estampillés Macron. Le député sortant du parti radical de gauche (PRG) Jacques Krabal a donc choisi le bon camp en rejoignant LREM. Il est en tête dans la 5e circo devant un FN. Seule la 2e circo devrait se maintenir à droite avec le LR Julien Dive en ballottage favorable. A noter que le seul socialiste qui échappe au naufrage électoral régional se trouve dans la 3 e circonscription : il s’agit du député sortant, Jean-Louis Bricout, arrivé deuxième derrière le FN.

Dans l’Oise. LREM fait quasiment carton plein avec cinq candidats en ballottage favorable contre deux LR dans les sept circonscriptions. Même Eric Woerth, le maire (LR) de Chantilly et député sortant, se casse les dents au premier tour face à la candidate Stéphanie Lozano, ancienne collaboratrice de la ministre socialiste Laurence Rossignol. Comme quoi, le « vieux monde » de la politique, dénoncé par LREM, n’est pas tout à fait éteint.