Lille: Le gérant d’un bar discothèque condamné pour agressions sexuelles

JUSTICE Le patron d’un établissement de nuit du secteur Solférino-Massena, à Lille, a été reconnu coupable d’agression sexuelle contre trois étudiantes…

G.D.
— 
La façade du Smile Club, en journée
La façade du Smile Club, en journée — Google Street View

Il était accusé d’agressions sexuelles par trois étudiantes. Le patron du Smile, un bar discothèque du secteur Masséna-Solférino à Lille, a été condamné à un an de prison avec sursis et une mise à l’épreuve pendant deux ans avec obligation de soin, annonce La Voix du Nord.

Il leur grimpait sur le dos

A la barre, les trois victimes, âgées de 18, 19 et 22 ans, ont raconté le même scénario. Le gérant des lieux, Abdelali J., les isolait dans une pièce pour leur proposer de grimper sur leur dos. Un jeu censé tester leur résistance mais qui permettait surtout au prévenu de frotter son sexe contre leurs reins.

>> A lire aussi : Le patron d’une discothèque lilloise accusé d’agression sexuelle par une cliente

« Mon principal regret est que cette affaire vienne si tard. Il aura fallu deux ans et trois plaintes », a regretté le procureur de la République. La première plainte d’une jeune fille, en juin 2015, avait été classée sans suite. Deux autres avaient, à leur tour, déposé plainte plus tard, en septembre 2016 et en avril 2017.

« Elles le prenaient à la rigolade »

A la barre, le prévenu a admis « avoir fait ça deux ou trois autres fois, mais elles le prenaient à la rigolade ». « Les trois jeunes femmes ont accepté que mon client monte sur leur dos. L’une d’elles a aussi accepté un selfie ensuite avec lui », a plaidé Me Benoît Cousin, avocat d’Abdlali J..

Un argument réfuté par le procureur qui a évoqué une « victime n’osant pas refuser par peur ». A 48 ans, le gérant du Smile est donc condamné, mais il pourra continuer à gérer son établissement. L’interdiction, demandée par le procureur, n’a pas été retenue par les juges.