Amiens: Six offres de reprise présentées aux syndicats de Whirlpool

ÉCONOMIE Logistique, tertiaire, voiture électrique, méthanisation… Les offres présentées pour le site amiénois sont aussi diverses que variées…

M.L. avec AFP

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Whirlpool va fermer le site d'Amiens (illustration).
Whirlpool va fermer le site d'Amiens (illustration). — Don Campbell/AP/SIPA

Mardi, six offres pour la reprise du site de Whirlpool à Amiens ont été présentées aux syndicats à l’occasion d’un comité d’entreprise extraordinaire mardi, a-t-on appris de source syndicale.

Un projet sort du lot en termes d’emploi

« On a eu la présentation de six offres, qui ne sont pas des offres définitives, mais des lettres d’intention », a déclaré à l’AFP Cécile Delpirou, déléguée CFE-CGC et secrétaire du CE.

Parmi ces six offres figurent des projets de voiture électrique, de méthanisation, de moteur pour l’électroménager, de fabrication de pièces de métal, de logistique et d’une entreprise dans le tertiaire, a détaillé la syndicaliste, sans donner les noms des entreprises pour des raisons de confidentialité.

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« Plusieurs projets sont compatibles entre eux, on pourrait avoir plusieurs projets sur le site. Il y a des projets prometteurs, dont l’un reprendrait plus de 200 personnes, mais tant que rien n’est signé… », a-t-elle ajouté, à l’issue du CE qui a duré plus de deux heures.

Une deadline fixée au 2 juin

La remise des manifestations d’intérêt avait été fixée au 26 mai et la date limite de dépôt des offres fermes au 2 juin. Début juin, une réunion en préfecture doit se tenir à Amiens dans le cadre de la commission de suivi avec des représentants de l’Etat et de la Région. Fin avril, la préfecture de la Somme avait évoqué dans un communiqué l’existence de « 14 manifestations d’intérêt […] dans des domaines industriels différents ».

L’usine de sèche-linge Whirlpool d’Amiens doit fermer en juin 2018, le groupe américain ayant décidé de délocaliser la production à Lodz, en Pologne, pour des raisons de rentabilité.

Au total, quelque 290 salariés, auxquels s’ajoutent 250 intérimaires employés quasiment en permanence et une centaine de salariés du sous-traitant pour les plastiques, Prima, installé sur le site même de l’usine, risquent d’être licenciés par le géant américain du gros électroménager, numéro deux mondial du secteur.