Aisne: Un trafic de voitures maquillées tombe grâce à un «indic»

ENQUÊTE Après deux ans et demi de procédure, les gendarmes ont fait sauter le réseau…

Mikael Libert

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Une des véhicules saisis par les gendarmes de Laon.
Une des véhicules saisis par les gendarmes de Laon. — Gendarmerie nationale

Tout vient à point… Début mai, les gendarmes de l’Aisne ont réussi à démanteler une bande organisée qui écoulait des véhicules maquillés ou équipés de pièces volées. Leur enquête a duré plus de deux ans.

En janvier 2015, la gendarmerie de Laon, dans l’Aisne, a reçu unrenseignement anonyme dénonçant un trafic présumé de « véhicules maquillés ou équipés de pièces volées ». Les mis en cause sont soupçonnés d’agir « sous couvert d’une société implantée à Laon et dont l’activité est la vente de véhicules », expliquent les militaires.

Un groupe de travail dédié

Le renseignement a été pris au sérieux et la brigade de recherches de la gendarmerie de Laon a ouvert une enquête préliminaire en accord avec le procureur de la République. Au vu de « l’importance des faits, de leur volume et de leur complexité », un groupe de travail dédié à cette affaire, composé de cinq militaires, a été mis en place en octobre 2016. Il a été baptisé « GT AUTOS 02 ».

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Les cinq enquêteurs ont planché sur l’affaire pendant 6 mois. En décembre 2016, ils ont même reçu l’appui du Groupe d’intervention régional de gendarmerie d’Amiens. De « nombreux éléments de preuve confirmant la structure organisée », ont été collectés par les gendarmes qui ont ainsi pu envisager sereinement l’engagement de la phase opérationnelle.

Huit personnes interpellées

Celle-ci a finalement été engagée le 2 mai et a mobilisé pas moins de 60 gendarmes. Huit personnes ont été interpellées au cours de ce coup de filet. Toutes ont été placées en garde à vue pour « des faits travail dissimulé en bande organisée, escroqueries et blanchiment en bande organisée ».

Le travail des enquêteurs a permis de déterminer que « ce sont 87 véhicules maquillés ou trafiqués qui ont été revendus sur une période de 2 ans ». En plus des interpellations, les gendarmes ont saisi 165.000 euros ainsi que deux véhicules. Les mis en cause, eux, sont convoqués au tribunal correctionnel de Laon en septembre 2017.