LOSC: Lille vibre pour ses filles

FOOTBALL L’équipe féminine du club est tout proche de la montée en D1…

Francois Launay

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Les filles du Losc foncent vers la D1
Les filles du Losc foncent vers la D1 — Marc Van Ceunebroeck

Le bout du chemin n’est plus très loin. A quatre journées de la fin de la saison en Division 2 féminine, le LOSC, qui reçoit Le Mans dimanche au Stadium, occupe la place de leader avec cinq points d’avance sur La Roche-sur-Yon (2e). Pour la première fois de leur histoire, les filles du club pourraient bien évoluer en Division 1 l’an prochain. Un aboutissement après des débuts atypiques à Templemars il y a douze ans.

Cinq montées en six ans

« J’étais éducateur des U13 au club et un jour, des mamans sont venues me voir pour me dire qu’elles aimeraient bien faire du foot. J’en ai parlé au président du club et on a lancé une équipe féminine à Templemars », raconte Jules-Jean Leplus, vice-président du LOSC féminines. Lancé en deuxième division de district, l’équipe féminine de Templemars gravit vite les échelons et finit même par se retrouver en Division 2 après cinq montées en six ans.

« On avait démarré ça pour s’amuser et au fur et à mesure, on s’est pris au jeu avec les autres bénévoles et on a fait évoluer le projet », raconte le dirigeant. Mais pour continuer à gravir les échelons, le club de Templemars essaie de se rapprocher du Losc.

Après quelques essais infructueux, il finit par trouver une oreille attentive auprès des dirigeants nordistes à l’été 2015, en particulier Reynald Berghe et Jean-Michel Vandamme très favorables au projet. Soutenue par la Métropole européenne de Lille (MEL), le projet d’une équipe féminine se met rapidement en place.

Changement de dimension

A la base, l’équipe devait résulter d’une entente entre Templemars et le Losc. Mais des détails administratifs empêchent l’entente et le LOSC décide alors d’absorber complètement Templemars. Officialisé le 23 juillet 2015, le mariage transforme le club de Templemars en Losc féminines.

Et le changement de dimension est immédiat. « Les filles ont un super suivi médical avec un staff très performant. Au niveau des installations, on bénéficie désormais des terrains du Stadium Lille Métropole où on joue et on s’entraîne. Et on est très suivi médiatiquement par le club qui filme nos matchs et parle de nous », poursuit Jules-Jean Leplus.

Des filles qui travaillent à côté

Mais si le fonctionnement global se rapproche du professionnalisme, les actrices, elles, ont le statut amateur. Sur les 22 joueuses qui composent l’effectif de l’équipe première, seules quatre d’entre elles bénéficient d’un contrat fédéral. Les autres sont étudiantes ou dans la vie active.

« L’an dernier, on avait même une femme de ménage qui commençait à travailler dès 3 heures du matin. Toutes ces filles méritent une médaille au vu de leurs obligations extérieures. Elles ne jouent pas du tout pour l’argent mais pour la passion et la fierté de représenter le LOSC », admire le vice-président du club, bénévole et chargé d’insertion auprès de personnes handicapées dans la vie civile.

Un passionné à quatre matchs de vivre un aboutissement personnel. « Monter en D1 serait une récompense pour tous les gens qui m’ont accompagné dans ce projet. J’ai toujours dit que j’arrêterais le jour où l’équipe monterait en D1. Mais je crois que je vais continuer un an », sourit Jules-Jean Leplus. Histoire de profiter jusqu’au bout de cette belle aventure.