Voiture de police au centre de Lille en avril 2017
Voiture de police au centre de Lille en avril 2017 — O. Aballain / 20 Minutes

FAITS DIVERS

Nord: Au RSA alors qu'il est soupçonné d'avoir un patrimoine de 2 millions

Un entrepreneur de Dunkerque est accusé d’avoir utilisé des sociétés pour s’enrichir personnellement avec l’aide de sa femme et de sa mère…

Un train de vie bien au-dessus du RSA. Une enquête de la brigade financière de Dunkerque a permis de débusquer les pratiques douteuses d’un allocataire des fonds sociaux via une entreprise confiée à sa femme, raconte La Voix du Nord.

Mercredi, l’homme, sa femme et sa mère ont été placés en garde à vue et l’enquête pourrait aboutir à des poursuites pour abus de biens sociaux, banqueroute frauduleuse, travail dissimulé, escroquerie aux AGS, l’organisme qui prend en charge la paie des salariés après une liquidation.

Une Ferrari à 240.000 euros

La société MSB Ecofire - c’est son nom- avait été mise en redressement judiciaire puis liquidée pour un passif de 700.000 euros alors que visiblement les affaires marchaient plutôt bien. Les enquêteurs soupçonnent cette société spécialisée dans la construction et la rénovation de bâtiments d’avoir servi à l’enrichissement personnel du mis en cause.

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En effet, ce dernier avait acquis une Ferrari à 240.000 euros pour le compte d’une société civile immobilière (SCI) gérée par sa mère et qui comptait huit immeubles. L’homme collectionnait aussi les tableaux de maître. Il est soupçonné de posséder un patrimoine estimé à près de deux millions d’euros. Et il pointait au RSA.

Une condamnation en 2012

Des saisies ont été effectuées lors d’une perquisition, mercredi. Selon le parquet, la SCI permettait d’acquérir des biens immobiliers, puis de faire des travaux de rénovation par les salariés de la société MSB Ecofire, sans facture ou sous-facturés, pour les revendre ensuite avec une belle plus-value. Ainsi, l’argent ne rentrait pas sur les comptes de MSB, provoquant finalement le licenciement des salariés.

S’ajoute à cela, le fait que des travailleurs roumains étaient aussi  engagés au noir, selon la justice. L’homme avait fait l’objet d’une condamnation en 2012 pour les mêmes faits, récoltant, à l'époque, cinq ans d’interdiction de gestion.