Lille: Enquête préliminaire ouverte sur des soupçons d'emplois fictifs au FN

POLITIQUE Le groupe FN au conseil régional Nord-Pas-de-Calais est visé par une enquête sur des soupçons d'emplois fictifs dans la période 2010-2015...

Olivier Aballain
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Sièges vides dans l'hémicycle du conseil régional Hauts-de-France
Sièges vides dans l'hémicycle du conseil régional Hauts-de-France — O. Aballain / 20 Minutes

Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Lille, portant sur des soupçons d’emplois fictifs au sein du groupe Front national du conseil régional Nord-Pas-de-Calais entre 2010 et 2015, a appris mardi l’agence AFP, de source proche de l’enquête.

Cette source confirme ainsi une information qui doit être publiée par le Canard Enchainé dans son édition du mercredi 5 avril.

Dans la période visée par l’enquête, c’est Marine Le Pen qui présidait le groupe Front National à la région.

David Rachline salarié nordiste ?

Ce groupe comptait alors 18 élus, soit la troisième force politique régionale derrière le groupe UMP-NC et le PS. Or, le Canard Enchaîné a compté 35 collaborateurs du groupe, contre 8 pour le PS et 12 pour l’UMP.

Selon l’hebdomadaire, les enquêteurs s’interrogent notamment sur la présence du sénateur-maire de Fréjus, David Rachline, parmi ces collaborateurs rattachés au groupe FN du conseil régional Nord-Pas-de-Calais, alors qu’il était à l’époque conseiller régional en Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Contacté, le conseil régional Hauts-de-France, issu de la fusion des régions Nord-Pas-de-Calais et Picardie, n'a pas souhaité commenter une enquête en cours.

De son côté, Bruno Bilde, un élu Front national, assure que le groupe est «sur le fond, inattaquable» : «[David] Rachline a eu un contrat de deux ou trois mois, et il était là ! On a même les preuves en image !»