Calais: Six migrants secourus en pleine nuit sur un canot en train de couler

REFUGIES Après plus de deux heures de recherches en plein brouillard au large de Calais, un patrouilleur a pu secourir six passagers d’un canot qui tentaient une traversée clandestine vers l’Angleterre…

Olivier Aballain

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Les migrants secourus à bord du patrouilleur «Flamant»
Les migrants secourus à bord du patrouilleur «Flamant» — Marine Nationale

Dans le brouillard et dans le noir, ils étaient en très mauvaise posture. Six personnes migrantes, qui tentaient une traversée clandestine vers l’Angleterre, ont été secourues dans le Pas de Calais dans la nuit de lundi à mardi, après avoir lancé un appel de détresse.

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Selon la préfecture maritime Manche-Mer du Nord, les passagers se trouvaient à bord d’un canot « de type pêche-promenade », en train de couler. Mais dans leur appel de détresse, passé à 0h15, les naufragés ont été incapables de donner leur localisation exacte, en raison d’un épais brouillard.

Quatre navires mobilisés, deux hélicos en alerte

Dans ces conditions de « visibilité nulle », les autorités maritimes ont dû faire appareiller un patrouilleur de la Marine nationale, ainsi qu’une vedette côtière de la gendarmerie basée à Dunkerque. De son côté, le centre de surveillance (Cross) basé au cap Gris-Nez coordonnait l’envoi de deux vedettes dans la zone, et la mise en alerte de deux hélicoptères, dont un basé à Coxyde, en Belgique.

Le Cross et le groupe de migrants, d’origine iranienne selon la Voix du Nord, sont restés en contact téléphonique pendant toute la durée des recherches. C’est finalement le patrouilleur Flamant, de la Marine nationale, qui a localisé et secouru les passagers de la barque, à 2h45, à un mille (près de 2km) au nord-est de Calais.

Les dangers de la traversée de la Manche

« En état de légère hypothermie après avoir passé deux à trois heures en mer », les naufragés ont reçu des premiers soins à l’infirmerie du navire. Transférés à terre, ils ont été remis à la police aux frontières de Calais, sur instruction des services du procureur de la République, à Boulogne-sur-Mer.

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Dans un communiqué, la préfecture maritime met l’accent sur le danger « extrême » que représente ce type de traversée, et invite « l’ensemble des usagers de la mer et du littoral » à signaler, par radio VHF ou au n° d’appel 196, « toute embarcation observée au large et présentant une situation anormale (surnombre, embarcation inappropriée ou en mauvais état) ».