Présidentielle: Les centristes nordistes font un pas vers Emmanuel Macron

POLITIQUE Le ralliement à Emmanuel Macron d’un adjoint centriste de Martine Aubry est peut-être le signe d’une tendance de fond…

Olivier Aballain

— 

Emmanuel Macron en meeting à Lille le 14 janvier 2017
Emmanuel Macron en meeting à Lille le 14 janvier 2017 — M.Libert / 20Minutes

Ce ne sont encore que de petits pas, mais les centristes du Nord et du Pas-de-Calais se rapprochent peu à peu d’Emmanuel Macron. Jacques Richir, le 4e adjoint de Martine Aubry, sans étiquette depuis son départ du Modem en 2014, a annoncé samedi, dans la Voix du Nord, son ralliement au mouvement de l’ancien ministre de l’Économie, l’un des favoris de la présidentielle.

Jacques Richir n’est pas une personnalité de la politique nationale. Mais, au fil des années, il est devenu un vrai couteau suisse de la majorité municipale de Martine Aubry.

Plan de déplacement, braderie, cadre de vie, stationnement, publicité, Grand Palais : la liste de ses attributions est en moyenne cinq fois plus longue que celle des autres adjoints lillois. Et quand on connaît le peu d’appétence de Martine Aubry pour Emmanuel Macron, son mouvement vers En marche ! n’est pas un petit événement local.

Une liste qui s’allonge

L’adjoint lillois rejoint, du reste, une liste qui s’étoffe semaine après semaine. Jean-Marie Vanlerenberghe, élu sénateur sous la bannière UDI, et ancien maire d’Arras, a fait partie des premiers convaincus.

Samedi, sur le réseau social Twitter, un petit message habile de Frédéric Leturque, maire UDI actuel d’Arras, a d’ailleurs montré l’intérêt du successeur de Jean-Marie Vanlerenberghe pour la « trajectoire » d’Emmanuel Macron. « Je reste surtout fort mobilisé pour les Arrageois », précise ce dimanche Frédéric Leturque auprès de 20 Minutes, sans confirmer un ralliement.

D’autres ont bien franchi le Rubicon. C’est le cas depuis fin janvier d’un nouveau venu en politique, Vincent Dupire, initialement investi par l’UDI pour les législatives dans la 2e circonscription du Nord, à l’est de Lille. « Je reste un centriste. Mais avec cette fibre Macron »a expliqué l’ancien présentateur de France 3, « en congé » pendant la campagne. Dans l’Ouest lillois, le maire de Capinghem, Christian Mathon (divers droite), a sauté le pas avant le mois de décembre.

L’ancien candidat de la droite aux régionales 2004, Jean-Paul Delevoye, fait aussi partie des premiers ralliés, avec Jean-Marie Vanlerenberghe. L’ancien maire de Bapaume (1982-2014) etex-président du conseil économique et social environnemental (CESE), dirige même depuis février la commission nationale en charge des investitures aux législatives pour En marche !. Une position clé pour obtenir de nouveaux ralliements.