Les policiers de Calais et Dunkerque obtiennent une prime de fidélisation

SÉCURITÉ Le secteur a été classé « difficile » du fait de la crise migratoire qui le touche…

M.L. avec AFP

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Un policier devant un restaurant Kurde dans la «jungle» de Calais (archives).
Un policier devant un restaurant Kurde dans la «jungle» de Calais (archives). — M.Libert/20 Minutes

Le secteur de Calais et Dunkerque, confronté au quotidien à la crise migratoire, est désormais classé comme « difficile ». De ce fait, un décret, publié vendredi au Journal Officiel, permet l’obtention d’une prime de fidélisation pour les policiers y travaillant.

Réclamé de longue date par les syndicats de police locaux, ce décret est publié cinq mois après le démantèlement de la « Jungle » de Calais et alors que la situation dans le camp de Grande-Synthe, près de Dunkerque, devenu le plus grand de France, préoccupe les pouvoirs publics.

Deux-cents euros par an après deux ans

« Les fonctionnaires (…) exerçant une fonction opérationnelle, affectés dans le ressort territorial des circonscriptions de sécurité publique de Calais et de Dunkerque depuis deux années révolues, bénéficient d’une indemnité de fidélisation d’un montant de 202 euros par an au titre des années 2017 et 2018 », selon le décret.

Avant son démantèlement, en octobre, la « Jungle » de Calais était devenue un immense bidonville où s’entassaient des milliers de migrants. Depuis, les pouvoirs publics tentent de lutter contre tout point de fixation, mais des jeunes errent dans une clandestinité très dure, attirés par la Grande-Bretagne voisine.

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Le 22 mars, la maire (Les Républicains) de Calais, Natacha Bouchart, en avait appelé à la « responsabilité » du gouvernement dans le dossier migratoire, avec le maintien de forces de l’ordre et la reprise des orientations de migrants vers des centres d’hébergement.

Un « camp de passeurs »

Fréquemment dénoncé comme un « camp de passeurs », le camp de Grande-Synthe a beaucoup grossi après le démantèlement de la « Jungle », jusqu’à compter aujourd’hui quelque 1.400 personnes.

Les policiers du Calaisis et ceux de Dunkerque rejoignent en « secteur difficile » leurs collègues de l’Ile-de-France mais aussi des agglomérations marseillaise, lyonnaise, lilloise, de Beauvais-Creil, du Havre-Rouen, de Dreux ou encore d’Amiens.