Quarante agents de la prison de Vendin-le-Vieil testés «positifs» à la tuberculose

SANTE Une opération de dépistage de la tuberculose a été lancée dans la prison de Vendin-le-Vieil après le décès d’un détenu en novembre 2016…

Olivier Aballain
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Logo de l'administration pénitentiaire — O. Aballain / 20 Minutes

Les barreaux n’arrêtent pas les microbes. Le dépistage de la tuberculose, effectué auprès des agents de la prison de Vendin-le-Vieil, a révélé qu’une quarantaine d’entre eux a bien été en contact avec le bacille de Koch, la bactérie qui peut entraîner le développement de la maladie.

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Selon La Voix du Nord, qui révélait l’information jeudi sur son site Internet, environ 280 personnes (gardiens, personnel intervenant de l’extérieur) ont été testées à ce jour, sur un total de 330 agents présents régulièrement dans le centre pénitentiaire.

L’opération de dépistage a été lancée à la suite de la mort d’un détenu d’une quarantaine d’années, en novembre.

Le détenu malade est arrivé en provenance de Seine-et-Marne

Le dépistage vise à déterminer si l’organisme a été en contact avec le bacille. Une réaction positive n’indique pas, pour autant, que la maladie s’est déclarée. Une radiographie pulmonaire permet ensuite de repérer l’affection, le cas échéant.

Un médecin, cité par La Voix du Nord explique néanmoins que la bactérie est éliminée naturellement par le corps « dans 90 % des cas ».

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Le détenu mort de la tuberculose en novembre était arrivé deux mois plus tôt en provenance du centre pénitentiaire de Réau, en Seine-et-Marne. Selon  le quotidien, il est également passé, auparavant, par la centrale de Clairvaux, dans l’Aube.

Le temps d’incubation de la tuberculose peut s’étirer sur plusieurs années, mais la présence du bacille est détectable dès les trois premiers mois de l’infection.