VIDEO. Nouveau blessé par balle à Lille, un syndicat de police monte au créneau

FAITS DIVERS Un homme de 25 ans a été pris en charge après avoir été blessé par balle dans le secteur des gares, à Lille…

O.A. avec AFP

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Véhicule de police en janvier 2017, à Lille
Véhicule de police en janvier 2017, à Lille — O. Aballain / 20 Minutes

Loi des séries ou vraie dérive ? Un homme de 25 ans a été blessé par balle à la jambe dans la nuit de dimanche à lundi à Lille, son pronostic vital n’étant pas engagé, a appris l’agence AFP de source policière.

Les faits se sont déroulés à 4h20 dans le secteur des gares, précise la même source. Vendredi soir, trois personnes avaient déjà été blessées par balles dans le quartier de Moulins, au sud de Lille. Par ailleurs samedi et dimanche, deux séries de détonations ont été signalées à Villeneuve d’Ascq, sans qu’aucun blessé ne soit à déclarer.

Une balle dans la jambe

La police précise que l’homme blessé lundi matin était « défavorablement connu » de ses services. « Cet homme dit avoir été pris dans une rixe et a pris une balle dans une jambe », a indiqué la source policière, confirmant une information de La Voix du Nord.

Auprès du quotidien régional, le syndicat de police Alliance s’est alarmé, ce lundi, de la multiplication des règlements de compte armés en liaison avec le trafic de stupéfiants. Arnauld Boutelier, l’un de ses responsables, estime qu’il faudrait 300 fonctionnaires en plus dans les services de police du Nord pour lutter efficacement contre ce phénomène.

Lille, plaque tournante du trafic d’héroïne

Dans une lettre rendue publique samedi, la maire de Lille Martine Aubry (PS) avait demandé au Premier ministre l’affectation de deux compagnies de CRS dans sa ville pour lutter contre les trafics de drogue.

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L’arrivée de ces compagnies mobiles, à la rentrée 2016, avait « commencé à produire des résultats », a précisé une source policière à 20 Minutes, avant que les effectifs ne soient appelés sur d’autres terrains d’opération.

Lille est considérée par les services de police comme une plaque tournante du trafic d’héroïne en France, du fait notamment de sa proximité avec la Belgique et les Pays-Bas.