Lille: Encore un règlement de comptes armé dans le quartier de Moulins

FAITS DIVERS Un ado de 14 ans et deux autres hommes ont été visés par des tirs d’arme à feu dans le quartier de Moulins, à Lille…

Olivier Aballain

— 

La place Jacques-Febvrier, à Lille, en mai 2016
La place Jacques-Febvrier, à Lille, en mai 2016 — Google Street View

Trois blessés dont un ado de 14 ans, et une dizaine de douilles retrouvées par la police. Le quartier de Moulins, à Lille, a encore été le théâtre d’un règlement de comptes par arme à feu vendredi soir.

>> A lire aussi : Un ado blessé par balle en pleine rue, samedi soir

Les faits se sont produits vers 21 h 45 place Jacques-Febvrier, près de la station de métro Porte d’Arras, selon une source policière citée par l’agence AFP. Les premiers témoignages récoltés indiquent qu'« un homme cagoulé à bord d’une voiture a ouvert le feu sur trois personnes ».

D’après la Voix du Nord, les projectiles utilisés semblent être de petit calibre. Un homme a été sérieusement blessé au cou, un adolescent de 14 ans à une jambe, tandis qu’un troisième blessé s’est rendu, lui-même, aux urgences de l’hôpital Saint-Vincent, à un kilomètre de là.

Règlements de compte devenus fréquents

Selon les premiers éléments de l’enquête « on se dirige vers un règlement de compte entre trafiquants sans victime collatérale », précisent les enquêteurs.

Certains secteurs du quartier de Moulins, à Lille, sont considérés par la police comme des points de trafic de stupéfiants. De fait, le quartier est régulièrement, depuis l’été dernier, le théâtre de règlements de compte armés.

>> A lire aussi : Aubry va «enquiquiner» Cazeneuve pour obtenir des policiers à Lille

Le dernier épisode datait du samedi 11 mars, lorsqu’un adolescent de 17 ans a dû être pris en charge par les secours place Vanhoenacker (à 250 mètres de la place Jacques-Febvrier) après avoir été touché d’une balle dans le dos.

Dans ce dernier cas, comme pour celui des deux jeunes hommes touchés par des tirs fin octobre près de la station de métro Porte de Douai, les victimes n’ont pas souhaité ou pas pu désigner leurs agresseurs.