Ligue 2: Pourquoi Lens va réussir à monter

FOOTBALL A neuf journées de la fin, le Racing vient de s'emparer de la place de leader pour la première fois de la saison...

Francois Launay

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La joie des Lensois après leur succès lundi soir face à Sochaux
La joie des Lensois après leur succès lundi soir face à Sochaux — RC Lens

Lens est monté sur le trône et ne veut plus en descendre. Vainqueur lundi soir de Sochaux (2-1), les Sang et Or viennent de s’emparer du fauteuil de leader de Ligue 2 pour la première fois de la saison.

A neuf journées de la fin, rien n’est encore fait car le Racing a le même nombre de points (49) que Reims (2e) et Brest (3e), ses deux prochains adversaires en championnat. Mais dans une Ligue 2 très serrée où les sept premiers se tiennent en cinq points, les hommes d’Alain Casanova sont en train de marquer les esprits.

Parce que Lens surfe sur une belle dynamique

Pour la deuxième fois de la saison, le RC Lens vient d’enchaîner trois succès d’affilée en championnat. Après une période de disette qui lui avait même valu la fronde d’une partie de ses supporters, le Racing est en train d’accélérer au bon moment. En témoigne cette première place qui ne fait pourtant pas encore tourner la tête des Lensois.

« C’est totalement anecdotique. Le championnat ne s’arrête pas aujourd’hui. Il y aura encore des revirements de situation. Il vaut mieux être là où on est mais on n’a encore rien gagné. Il nous reste neuf matchs. On se projette déjà sur celui de samedi qui va être très difficile. », avertit Alain Casanova, l’entraîneur lensois, qui prépare déjà le duel au sommet à Reims (2e) samedi après-midi.

Parce que Lens a un mental à toute épreuve

Mené au score jusqu’à la 83e minute par Sochaux, Lens a réussi à inverser la tendance en inscrivant deux buts en trois minutes. Une semaine plus tôt, le même scénario fou avait permis à Lens, mené sur la pelouse du Red Star jusqu’à la 87e minute, d’inscrire deux buts en fin de match pour empocher la victoire (2-3).

Plus tôt dans la saison, le Racing s’était aussi imposé à la dernière minute à Valenciennes (0-1) et à Tours (2-3). Bref, il y a des signes qui ne trompent pas. Au moment où il ne faut pas craquer, les Sang et Or répondent présents. « Ça démontre des vertus intéressantes sur le plan mental. Jusqu’à la dernière seconde, il y a une foi, une croyance pour inverser les situations et remporter les matchs », se félicite Alain Casanova.

Parce que Lens a un banc efficace

Arrivé cet hiver au mercato, Habib Habibou mérite déjà un statut de super remplaçant. L’ancien Rennais a déjà inscrit trois buts en quatre matchs. Ses deux dernières entrées en jeu ont même été décisives puisqu’elles ont permis à chaque fois au Racing d’égaliser au Red Star puis contre Sochaux. Au-delà du cas Habibou, les remplaçants lensois ont actuellement le vent en poupe. Contre Valenciennes (2-0), Zoubir, qui venait d’entrer au jeu, avait été passeur décisif sur le deuxième but. Et contre Clermont (3-1), Autret avait inscrit le troisième but (3-1).

« Contrairement à la phase aller, les joueurs qui entrent en cours de match apportent énormément. C’est quelque chose de nouveau et de très important », reconnaît le coach lensois qui est aussi un peu moins conservateur dans ses compositions d’équipe. En relançant la concurrence, Casanova a aussi décuplé l’envie des remplaçants de se montrer.

Parce que Bollaert est redevenu une forteresse

En début d’année, on se demandait si le stade Bollaert et son fabuleux public n’étaient pas plus un handicap qu’un atout pour le Racing. Lors de ses onze premiers matchs à domicile, Lens n’en avait remporté que quatre victoires pour cinq nuls et deux défaites. Mais il faut croire que tout cela appartient à de l’histoire ancienne. Depuis son succès le 13 février contre Clermont (3-1), le Racing vient d’enchaîner trois succès d’affilée à domicile.

Et son public est redevenu un véritable atout. En poussant comme jamais en fin de match, Bollaert n’a pas fait mentir sa réputation de douzième homme. « Quand on voit la communion à la fin avec le public, c’est bien pour tout le monde », savoure Nicolas Douchez, gardien d’un RC Lens, qui ne veut plus descendre de son sommet.