VIDEO. Nord: Nouvelle enquête sur la mort mystérieuse d'un assureur d'Arras

JUSTICE Le mystère qui plane autour du décès de Jacques Heusèle, retrouvé dans un canal en janvier 2009, sera-t-il enfin résolu ?…

Gilles Durand

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Photo de Jacques Heusèle, trois mois avant sa disparition, en octobre 2008.
Photo de Jacques Heusèle, trois mois avant sa disparition, en octobre 2008. — DR

Une affaire non élucidée qui refait surface. Le corps d’un assureur arrageois de 59 ans, Jacques Heusèle, avait été retrouvé dans un canal, en Belgique, en janvier 2009, sans que la lumière ait pu être faite sur cette affaire. Plus de huit ans après ce drame, le parquet de Lille vient d’ouvrir, en février, une nouvelle information judiciaire qui pourrait relancer l’enquête.

Plainte déposée auprès du tribunal de Lille

Jamais la famille du défunt n’a baissé les bras, ni accepté la thèse du suicide, encore moins le non-lieu qui semblait se dessiner. La femme et les enfants de Jacques Heusèle avaient déposé plainte, l’an dernier, auprès du doyen des juges d’instruction au tribunal de Lille, Jean-Michel Gentil, pour « faux et usage de faux en écriture publique » et « obstacle à la manifestation de la vérité ».

Cette plainte met en cause le travail de quatre policiers. « Dans cette enquête, il y a des vides, souligne Anne-Claire Le Jeune, avocate de la famille Heusèle. Par exemple, une adresse électronique personnelle n’a jamais été exploitée ou encore l’analyse d’un compte bancaire est absente de la procédure. »

Une haltère dans le sac à dos

Or, l’enquête a montré qu’autour de la mort de cet assureur planent de nombreuses transactions financières. « Où est donc allé cet argent ? », s’interroge l’avocate.

Par ailleurs, de nombreuses zones d’ombre persistent autour du décès de Jacques Heusèle. Lorsque son corps est retrouvé, il porte un sac à dos lesté d’un haltère de 5kg. « Jacques ne savait pas nager. il n’avait pas besoin de ça pour couler », rétorque sa femme, Nicole Heusèle.

D’autres détails écornent la thèse du suicide : la montre qui s’est arrêtée de fonctionner un 21 alors que Jacques Heusèle a disparu le 17 novembre 2008 ou encore le lieu où l'homme a été repêché, plus de deux mois après sa disparition : trente kilomètres séparaient le corps de la voiture retrouvée deux jours plus tard. Et surtout, il y avait huit écluses à traverser.