Lille: La métropole veut surfer sur une vague «nature»

LOISIRS La métropole lilloise entend proposer toujours plus d'espaces verts à ses habitants...

Olivier Aballain

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Au Musée de plein-air de Villeneuve d'Ascq, en août 2014
Au Musée de plein-air de Villeneuve d'Ascq, en août 2014 — O. Aballain / 20 Minutes

Les Lillois ont faim d’espaces verts. La métropole de Lille (MEL) a dévoilé ses ambitions printanières, à l’aube de la réouverture annuelle des parcs des Espaces naturels métropolitains, le 12 mars.

En 2016, la fréquentation des parcs et relais nature a encore bondi de 6 %, malgré une météo plutôt morose comparée à 2015. La MEL compte poursuivre sur la même tendance, en consacrant 20 % de budget en plus à cette thématique. Voici comment.

Objectif n°1 : Développer les animations. « C’est l’un des facteurs les plus sûrs pour attirer un nouveau public dans nos parcs », témoigne Jean-François Legrand, conseiller métropolitain en charge des espaces naturels. L’ambition : gagner 10.000 visiteurs par an en moyenne (287.000 en 2016).

Au total, une quarantaine d’animations en plus sont prévues en 2017 (pour atteindre les 200). Certaines se font en partenariat avec des structures culturelles : on y trouve notamment L’Aeronef (la première le 23 avril dans les trois parcs*), le collectif Qubos Gas (au parc Mosaïc), la compagnie Zoolians (le 22 octobre au Musée de plein-air)…

Enfin la fête de la Sorcière, au Musée de plein-air, s’étendra sur deux jours cette année, après avoir cartonné en 2016 (12.000 visiteurs le 23 octobre). Le programme est disponible en ligne et en version papier, dans l’Agenda de l’explorateur.

Objectif n°2 : Etendre les espaces naturels. Avec seulement 25 m² d'espace vert par habitant (31 m² en moyenne dans les 50 grandes villes françaises, selon une étude de 2014), la métropole lilloise est l’une des moins bien dotées de France, alors qu’elle compte 46 % de terres agricoles. Elle compte bien y remédier en doublant la surface ouverte au public en dix ans, soit 1.300 hectares de plus, et surtout 500 hectares d’ici à 2020.

L’ambition est de mettre un espace naturel à 20 minutes maximum de chaque habitant. Un objectif que la métropole s’était déjà fixé… en 2002.

Objectif n°3 : En faire profiter les petites communes. Le service en charge des espaces naturels emploie 130 agents à la métropole européenne de Lille. Ce sont des ingénieurs écologues, des spécialistes de l’écopaturage, de l’entretien sans produits phytosanitaires, etc..

« Les communes peuvent avoir besoin de ces compétences, la MEL peut leur fournir l’expertise nécessaire », assure Jean-François Legrand. Wasquehal, par exemple, y a fait appel pour une réhabilitation de friche, tout comme Quesnoy-sur-Deûle, pour une restauration de zone humide.

*Mosaïc à Houplin-Ancoisne, Prés du Hem à Armentières et Musée de plein-air à Villeneuve d'Ascq