Lille: Un drive fermier inauguré dans la métropole

AGRICULTURE Des petits producteurs utilisent ce système original pour vendre leurs produits locaux…

Mikaël Libert

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Un drive fermier a été inauguré à Lomme, près de Lille (illustration).
Un drive fermier a été inauguré à Lomme, près de Lille (illustration). — M.Libert / 20 Minutes

A un clic de la ferme. Huit producteurs de la métropole lilloise se sont associés pour créer un « drive fermier ». La première distribution s’est déroulée, vendredi, et le succès était au rendez-vous.

Techniquement, le principe du drive fermier est sensiblement le même que celui qui existe déjà en grande distribution. Le consommateur fait ses courses sur un site Internet dédié, puis il va récupérer ses achats dans un lieu précis. Et, en effet, sur la plateforme Drive-fermier-lomme.fr, il suffit de créer son compte, de choisir ses produits et de payer.

Une distribution par semaine

En revanche, pour récupérer leurs commandes, les clients doivent se rendre au lycée horticole de Lomme, le vendredi, entre 16 heures et 19 heures « Il n’y a qu’une distribution par semaine pour l’instant, explique Paul-Marie Haan, directeur de l’exploitation agricole du lycée. Mais cela peut évoluer en fonction du nombre de commandes. »

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En tout cas, pour l’inauguration de vendredi, il y avait du monde. « On s’attendait à une trentaine de personnes et on en a eu cinquante », poursuit-il. Un engouement que Damien Herreman, producteur de pommes et membre de l’association, explique facilement : « De plus en plus, les gens veulent consommer local et, surtout, savoir ce qu’ils mettent dans leurs assiettes. »

Répondre aux questions des consommateurs

Deux exigences qui sont au cahier des charges du drive fermier. « A chaque distribution, il y a au moins deux producteurs pour répondre aux questions des clients », assure Paul-Marie Haan. « En achetant au drive, les clients contribuent aussi à faire vivre les petits exploitants », poursuit Damien Herreman. Car, par le biais de la vente directe, les agriculteurs se débarrassent des intermédiaires et récoltent les fruits de leur travail.

Au noyau dur des huit, d’autres exploitants devraient se greffer, étoffant ainsi l’offre de produits. « En plus des légumes, de la viande, des fruits ou des fleurs, on devrait bientôt pouvoir proposer du miel, des champignons et des œufs », promet Paul-Marie Haan.