Douai: Redoine Faïd comparaît aux assises pour son évasion de Sequedin

JUSTICE Le médiatique braqueur s’était évadé de manière spectaculaire de la maison d’arrêt près de Lille…

Mikael Libert

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La porte d'entrée de la prison de Sequedin après l'évasion de Redoine Faid.
La porte d'entrée de la prison de Sequedin après l'évasion de Redoine Faid. — M.Libert / 20 Minutes / Archives

Grand banditisme. Lundi, le braqueur multirécidiviste Redoine Faid va comparaître devant la Cour d’assises du Nord pour son évasion, le 13 avril 2013, de la prison de Sequedin, près de Lille. A ses côtés, quatre autres prévenus accusés de complicité.

La liste des chefs d’accusation retenus à l’encontre du principal mis en cause, actuellement détenu à Fresnes, est longue comme le bras. On trouve, entre autres, destruction du bien d’autrui, détention d’explosifs, détention et port d’arme prohibé, enlèvement, séquestration, violence aggravée… Le tout en récidive et en bande organisée. Ces chefs d’accusation couvrent son évasion de prison et la cavale d’un mois et demi qui a suivi.

Il avait tout prévu

Rédoine Faid était incarcéré à Sequedin après une tentative de braquage d’un fourgon blindé, en 2010, qui avait coûté la vie à une policière municipale à Villiers-sur-Marne. Le matin du 13 avril, le détenu s’était rendu au parloir pour y recevoir une visite de son frère. Mais avant même d’y arriver, Redoine Faid s’était emparé d’une arme cachée dans son panier à linge et avait pris en otage quatre surveillants.

Pour franchir les cinq portes qui le séparent de la sortie, le braqueur avait utilisé des explosifs, eux aussi dissimulés dans son linge. La tâche avait demandé environ une demi-heure. Une fois dehors, Redoine Faid était monté dans une voiture conduite par un complice avec ses quatre otages.

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Encore des zones d’ombre

Ces derniers avaient été relâchés et l’évadé avait disparu dans la nature. Pendant un mois et demi, il avait été l’homme le plus recherché de France. Jusqu’au matin du 29 mai où il a été interpellé dans un petit hôtel à Pontault-Combault, en Seine-et-Marne.

Le procès doit durer huit jours, non seulement à cause du nombre de prévenus, mais aussi parce que plusieurs zones d’ombre planent encore sur ce dossier. La plus opaque étant de savoir comment une arme à feu et des explosifs ont pu être introduits au cœur de la prison de Sequedin.