La foire d’Art contemporain lilloise fête ses dix ans

CULTURE En une décennie, « Art Up ! » a réussi à prouver qu’il y avait un public dans le Nord pour l’art contemporain…

Mikael Libert

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La foire d'art contemporain de Lille fête ses dix ans.
La foire d'art contemporain de Lille fête ses dix ans. — M.Libert / 20 Minutes

De l’art pour tous. Cette année, la foire d’art contemporain « Art Up ! » fête son dixième anniversaire à Lille Grand palais du 2 au 5 mars. Si la version actuelle n’a rien à voir avec celle des débuts, il semble que l’événement ait trouvé, depuis, sa vitesse de croisière grâce à une formule qui fonctionne.

« On ne fait pas d’élitisme et on n’a pas de certitudes mais juste une envie de partager », a déclaré Didier Vesse, directeur artistique d'« Art Up ! ». Ainsi, tout est fait pour attirer, aussi bien les amateurs avertis que les collectionneurs ou les profanes. S’il y a un thème à chaque édition, l’architecture cette année, les galeries n’ont cependant pas l’obligation de le suivre. « Il en faut pour tous les goûts », martèle Didier Vesse, qui voit en chaque visiteur un collectionneur potentiel. Sur les 103 galeries présentes, chacun peut en effet y trouver son compte, même les familles, très présentes le week-end.

C’est aussi du business

Même si le milieu de l’art rechigne à parler d’argent, les galeristes viennent aussi à la foire pour faire du business. Sans donner le chiffre d’affaires de 2016, le patron d'« Art Up ! » reconnaît que si les professionnels reviennent c’est parce qu’ils y trouvent leur compte : « Les ventes ont décollé depuis quatre ans », assure-t-il. Sur le stand de la galerie lilloise Art to be Gallery sont exposées des sérigraphies de Shepard Fairey Obey. « Les prix vont de 580 à 3.400 euros et ça se vend bien », a confié à 20 Minutes l’exposant.

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Chez le belge Guy Pieters, on monte en gamme avec des œuvres de Christo dont la plus onéreuse coûte 340.000 euros. « Un salon, c’est bien pour présenter des œuvres mais on ne désespère pas non plus d’en vendre », glisse le galeriste.

Un « musée » où l’on peut participer. Parce que si le visiteur passera beaucoup de temps à regarder, il pourra aussi mettre la main à la pâte à travers des animations. Un atelier de photographie, un autre de calligraphie ou encore un atelier de modèles vivants. Sans compter les trois conférences sur le thème de l’architecture. De quoi rentabiliser le billet d’entrée.