Lille: Les agressions se multiplient près du canal de la Deûle

FAITS DIVERS Trois femmes témoignent avoir été attaquées le long du canal de la Deûle ces derniers jours…

G.D.
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Le secteur où ont eu lieu les agressions.
Le secteur où ont eu lieu les agressions. — Google Maps

Les récentes agressions au bord du canal ont-elles un lien avec deux arrestations ? La police a en effet interpellé, mercredi, vers midi, deux mineurs pour tentative de vol, selon La Voix du Nord. Ces deux enfants de 12 et 13 ans sont soupçonnés d’avoir agressé une cycliste d’une cinquantaine d’années au bord de la Deûle.

L’agression d’une joggeuse

Les deux assaillants voulaient lui dérober son portable. Ils ont été mis en fuite par un passant puis arrêtés peu après par une patrouille de police. Après avoir été entendus, les deux mineurs ont été remis aux parents qui habitent le camp de Roms de la rue Constantine, à Saint-André.

Quelques jours plus tôt, dans le même secteur, une joggeuse avait raconté au quotidien régional avoir été victime d’une agression sexuelle par des ados roms, le 12 février, sur un chemin le long du canal, entre le Vieux-Lille et Saint-André.

Soupçons autour d’un campement

Puis c’est au tour d’une lycéenne de 17 ans de narrer une expérience aussi traumatisante dans le même secteur, deux jours plus tard, le 14 février. Deux enfants Roms de 7 et 12 ans, selon la victime, ont tenté de lui voler son portable en la mordant. Cette fois encore, un passant a pu mettre en fuite les deux agresseurs.

Depuis les premières agressions en décembre 2016, la police soupçonne des enfants et ados habitant ce camp de Roms de Saint-André, installé entre la ligne TGV et la Deûle. Il abrite une trentaine d’adultes et une soixantaine d’enfants et côtoie une aire officielle d’accueil des gens du voyage avec qui les relations sont souvent tendues.

En mai 2015, la ville de Saint-André avait obtenu de la justice une ordonnance d’expulsion du camp rom, mais « sans solution de réimplantation, l’évacuation ne peut être actuellement envisagée », assurait, l’an dernier, la préfecture au maire de Saint-André.