Marie-andrée Obled et son père André Roetynck, avec Féline
Marie-andrée Obled et son père André Roetynck, avec Féline — O. Aballain / 20 Minutes

AGRICULTURE

Hauts-de-France: Féline, digne représentante des vaches Blanc-Bleu

Portrait de la race Blanc-bleu, représentée au salon de l'agiculture 2017 par Féline, une vache nordiste de sept ans...

Lavée, peignée, bichonnée. Féline est la nouvelle « miss » de la ferme (EARL) Roetynck, à Vieux-Berquin dans les Flandres. Ce vendredi, cette vache de sept ans est partie défendre ses chances à Paris, au concours de la race Blanc-Bleu, au salon de l’Agriculture.

Fille d’une ex-championne du salon (Urbine), Féline a tout pour plaire. Avec sa croupe hypertrophiée (une particularité génétique), et sa robe tachetée gris-bleuté, elle représente bien cette race à viande belge et nordiste. « Une race de connaisseurs », à en croire Marie-Andrée Obled, qui a repris l’exploitation de son père en 2006 : « La viande est tendre, fine, avec peu de graisse, et pas de cholestérol. » Et pour ne rien gâcher, ce sont des vaches réputés « dociles » pour l’élevage.

Quelques spécificités à connaître

Néanmoins Féline et ses congénères (ils sont 240 dans cette exploitation nordiste) demandent quelques attentions particulières. Et ça commence dès le berceau, car la croupe « avantageuse » rend les naissances naturelles impossibles : tous les veaux naissent par césarienne.

En outre, figurez-vous que ces bêtes massives au regard de biche sont assez fragiles des bronches. « Un peu comme des personnes obèses, elles se fatiguent plus vite », confie Marie-Andrée Obled. L’éleveuse prend donc soin de les abriter dans un bâtiment bien ventilé, et sort tout le monde dès les beaux jours.

Cent pour cent vente directe

Le jeu en vaut la chandelle, car avec cet arrière-train bien en chair, la viande représente 70 à 75 % du poids total des blanc-bleu, un taux très élevé chez les bovins. « Et on y trouve davantage de morceaux nobles que sur une autre race à viande », confie André Roetynck, le père de la patronne.

Pour valoriser ces atouts au mieux, les Roetynck font de la vente directe depuis 2001. Et ça marche : aujourd’hui, Marie-André et son frère, boucher, se sont associés pour écouler 100 % de la production de la ferme. Quatre salariés travaillent à la découpe, directement à la ferme.

Les produits de la ferme sont en vente sur place, au 756 rue de Pradelles à Vieux-Berquin, ou au Rond-point fermier, à Bailleul.