Projet d'attentat à Lille: Le point sur l'enquête

JUSTICE Ismael Z., 18 ans, a été mis en examen pour un projet d’attentat terroriste dans la métropole lilloise, puis placé en détention provisoire…

Olivier Aballain

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Wattignies, le 16 février 2017  La rue où Ismael Z. a été interpellé le 14 février 2017
Wattignies, le 16 février 2017 La rue où Ismael Z. a été interpellé le 14 février 2017 — Olivier Aballain / 20 Minutes

La justice n'a pas perdu de temps après l'arrestation. Ismael Z, l'étudiant de 18 ans interpellé au matin du 14 février à son domicile de Wattignies (Nord), passe son premier week-end en détention provisoire.

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Il est mis en cause pour un projet d'attaque terroriste en France, à la suite d'une enquête ouverte le 30 décembre sous la responsabilité du parquet antiterroriste de Paris.

Que lui est-il reproché ? Le jeune homme est mis en examen pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ». Il avait été repéré depuis plusieurs semaines par les services de renseignement car il correspondait, sur les réseaux sociaux, avec des personnes prônant la lutte violente au nom d'un islam radical (Takfirisme).

La direction générale du renseignement intérieur (DGSI) a déclenché l'intervention de mardi, après avoir eu confirmation qu'il cherchait à se procurer des armes, indiquait une source judiciaire à 20 Minutes.

Etait-il isolé ? Contrairement à ce que laisse penser le motif de mise en examen, la justice a estimé, dans un premier temps, avoir affaire à un homme agissant seul, du moins en France.

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Une source proche de l'enquête a seulement indiqué à l'agence AFP qu'Ismael Z. était en contact, via les réseaux sociaux, avec un homme en Syrie «qui a pu l'inspirer dans son projet». 

Avait-il une cible ? Dans ses premières auditions en garde à vue, relayées par France 3, le jeune homme a déclaré avoir voulu tuer «des policiers, des militaires et même des civils» dans la métropole lilloise. Parmi les cibles potentielles, il a cité le métro lillois ou un centre commercial.

Néanmoins, une source proche de l'enquête indique à l'agence AFP qu'« aucun élément ne montre à ce stade une préparation sur une cible précise». Le parquet antiterroiste n'a voulu prendre aucun risque.