Nord: La maison mère de Metaleurop (encore) condamnée à payer

SOCIAL Recylex, maison mère du site Metaleurop de Noyelles-Godault (62) fermé en 2003, devra indemniser 187 anciens salariés...

Olivier Aballain
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Sur l'ancien site de Metaleurop, à Noyelles-Godault, en janvier 2003
Sur l'ancien site de Metaleurop, à Noyelles-Godault, en janvier 2003 — P. Huguen / AFP

Près de quatorze ans après la fermeture de Metaleurop, à Noyelles-Godault (Pas-de-Calais), la maison mère Recylex (rebaptisée en 2007) n’en a toujours pas fini avec la justice.

La cour d’appel de Douai vient de condamner le groupe à verser près de 8 millions d’euros d’indemnités à d’anciens salariés de la fonderie nordiste. Le groupe de recyclage de métaux envisage de se pourvoir en cassation, précise l’agence AFP.

La maison mère a ri des « décisions dommageables » pour l’entreprise

La cour d’appel examinait le cas de 187 anciens salariés de Metaleurop Nord SAS. Le 31 janvier, les magistrats ont reconnu qu’ils avaient subi un « préjudice », une « perte de chance » de conserver ou de retrouver un emploi, en raison de « décisions dommageables » prises par la maison mère.

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En conséquence, la cour d’appel a octroyé à chacun de ces salariés des indemnités comprises entre 15.000 euros et 53.000 euros, représentant un montant total de 7.759.800 euros, précise un communiqué du groupe.

Ces 187 demandes d’indemnisation avaient été initiées en 2010 pour licenciement sans cause réelle et sérieuse. En 2013, en première instance, le groupe avait été condamné à verser environ 9 millions d’euros aux anciens employés.

Cotation suspendue en bourse

« Ces décisions sont exécutoires [seront appliquées] dès leur notification, Recylex disposant de ressources financières suffisantes pour y faire face », indique encore le groupe.

La cotation de l’action Recylex à Paris, qui avait été suspendue dans l’attente de la décision de la cour d’appel, a repris jeudi, à l’ouverture de la Bourse.

Recylex avait déjà, par le passé, été condamné à indemniser 587 anciens salariés à hauteur de 16,5 millions d’euros. La fermeture du site avait provoqué le licenciement de 830 personnes, et l’indemnisation avait été financée dans le cadre du plan de continuation de l’entreprise, qui s’est achevé fin 2015.