VIDEO. Nord: Oui, le futur RER va être en partie fabriqué chez Bombardier Crespin

TRANSPORT Le ferroviaire a encore de beaux jours devant lui dans la région…

Mikaël Libert

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Un TER Regio2N aux couleurs des Hauts-de-France.
Un TER Regio2N aux couleurs des Hauts-de-France. — M.Libert / 20 Minutes

Made in Nord. Dans les ateliers de Bombardier, mercredi matin, le président des Hauts de France, Xavier Bertrand, est venu assister à la mise aux couleurs de la région d’un TER. A cette occasion, les pendules ont été remises à l’heure sur les perspectives de l’industrie ferroviaire sur le territoire.

Le 11 janvier, le Syndicat des transports en Ile-de-France et la SNCF annonçaient que le consortium franco-canadien Alstom-Bombardier avait remporté le contrat des RER nouvelle génération. Le montant de la première tranche de ce contrat est de 1,15 milliard d’euros, dont 30 % reviennent à Bombardier. La bonne nouvelle avait été accueillie avec prudence par les salariés du Canadien, notamment ceux travaillant dans l’usine nordiste de Crespin, près de Valenciennes, qui craignaient une délocalisation dans les pays de l’Est.

En grande partie « made in France »

« La production sera assurée en France dans sa grande majorité, assure Giuseppe Spitaleri, directeur de la production de Bombardier Crespin. Sur le site de Crespin, on va réaliser une partie des caisses des rames, la chaudronnerie, la peinture ainsi que l’aménagement. »

Une présérie de trois rames « test » va être lancée en 2018 pour une entrée en production à l’horizon 2019. Mais pour assurer le coup, Bombardier ne prévoit cependant pas d’embauche en CDI : « Nous allons recruter des intérimaires, à hauteur de 20 % de l’effectif de production », précise Giuseppe Spitaleri. Soit environ 100 personnes.

De nouveaux contrats ?

En attendant 2019, Bombardier a toujours deux contrats en cours, celui du Francilien et celui du TER Regio2N, dont une rame était floquée aux couleurs des Hauts-de-France, ce mercredi. Assez pour occuper l’ensemble des ouvriers ? Pas sûr. « Sans autres contrats, cela risque d’être compliqué dans deux ans », reconnaît Emmanuel Cacheux, directeur adjoint du projet Regio2N.

Mais Xavier Bertrand, président de la région, a un atout dans sa manche : 250 millions d’euros de crédits de l’Etat pour l’intercités Paris-Saint Quentin-Maubeuge-Cambrai. « Il va y avoir un appel d’offres, mais je ne doute pas que ce sera Bombardier qui va le remporter », a déclaré l’élu.