Cybersécurité: Attaque informatique? Bientôt un site Internet pour vous aider

TECHNOLOGIES Le ministère de l’Intérieur va bientôt mettre en place une plateforme en ligne baptisée Acyma pour aider les victimes d’actes de malveillance informatique…

Gilles Durand

— 

Le stand d'Acyma, au Forum international de la Cybersécurité, à Lille.
Le stand d'Acyma, au Forum international de la Cybersécurité, à Lille. — G. Durand / 20 Minutes

En 2015, deux fois plus d’attaques informatiques avaient été répertoriées en France par rapport à l’année précédente. Forte de ce constat, la secrétaire d’Etat au Numérique, Axelle Lemaire, a annoncé, ce mercredi, lors du Forum international de la cybersécurité à Lille, la création d’une plateforme d’aide aux victimes de ces attaques.

D’ici à deux mois

Acyma – c’est son nom – sera mis en place d’ici à deux mois en expérimentation dans la région des Hauts-de-France, avant d’être déployé dans toute la France. « Il s’agit d’accompagner les gens qui sont friands de technologie, mais qui n’ont pas intégré la nécessité d’avoir une protection informatique et se retrouvent souvent sans solution face à une attaque informatique », souligne Axelle Lemaire.

Dans les faits, une victime d’un acte de malveillance, comme le vol de données personnelles ou le blocage d’un site, par exemple, pourra se connecter sur cette plate-forme en ligne qui lui indiquera la marche à suivre. « Grâce à ses réponses à un questionnaire, la personne pourra être orientée vers les prestataires de proximité susceptibles de répondre à son besoin technique », souligne le ministère.

Observatoire de la cybercriminalité

Et si l’ordinateur est en rade à cause justement d’une attaque ? « Tout le monde a un smartphone ou un voisin qui a un ordinateur », argumente Guillaume Poupard, directeur de l’Anssi (Agence nationale de la sécurité des systèmes informatiques), chargé de mettre en place ce dispositif via un GIP (Groupement d’intérêt public).

Par ailleurs, le dispositif Acyma servira aussi d’observatoire de cybercriminalité. « Pour l’instant, il est difficile d’avoir des chiffres précis sur les attaques et le type d’attaques dont sont victimes les particuliers ou les PME, ni comment ces derniers s’en sortent, explique Guillaume Poupard. Or les compagnies d’assurance ont besoin de ce type de données pour pouvoir proposer des assurances spécifiques ».