INFOGRAPHIE. Amiens: Whirlpool va délocaliser sa production en Pologne

ÉCONOMIE L’usine du fabricant d’électroménager emploi actuellement 300 personnes…

M.L. avec AFP

— 

La production va être délocalisée en Pologne.
La production va être délocalisée en Pologne. — M.Libert / 20 Minutes

Mardi, le fabricant américain d’électroménager Whirlpool a annoncé son intention de cesser la fabrication de sèche-linge dans son usine d’Amiens au 1er juin 2018. La production sera délocalisée en Pologne, dans le cadre d’une restructuration de ses activités européennes dans ce segment.

Pas de licenciements en 2017

« Whirlpool France fera tout son possible et engagera les ressources nécessaires » pour trouver un repreneur pour son site d’Amiens, qui emploie 300 personnes, ainsi que « de nouvelles activités pour attirer des emplois », a ajouté le groupe dans un communiqué.

« Aucune suppression d’emploi n’aura lieu en 2017 » à Amiens, et Whirlpool France mettra en œuvre « toutes les mesures sociales nécessaires pour identifier des solutions durables pour les employés », selon le communiqué.

L’usine existante du groupe à Lodz (centre de la Pologne) est appelée à devenir « le point central » de sa nouvelle plateforme de production de sèche-linge pour la région Europe, Afrique et Moyen-Orient (EMEA), afin de bénéficier de « plus fortes économies d’échelle ».

Au nom de la « compétitivité »

Whirlpool a justifié cette restructuration au nom « de la sauvegarde de (sa) compétitivité » dans cette région, dans un contexte « de plus en plus concurrentiel ». A titre d’exemple, le salaire minimum en Pologne est de 431 euros, contre 1.480 en France.

>> A lire aussi : Le grand n'importe quoi de l'électroménager connecté

« La région va encore souffrir, après Goodyear, maintenant c’est notre tour », a déploré auprès de la presse Frédéric Chanterelle, élu CFDT, devant le portail de l’usine.

« C’était plus ou moins attendu, mais ça reste un choc », a-t-il ajouté, évoquant de futures « actions » de contestation organisées par l’intersyndicale : « Si on en reste à de simples débrayages, ça sera beau… », a-t-il ironisé.