Lille Métropole: Le projet (un peu compliqué) pour restreindre la circulation en cas de pollution

ENVIRONNEMENT La Métropole de Lille doit lancer une étude pour définir de futures zones de restriction de circulation à mettre en place lors des épisodes de pollution…

Gilles Durand

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Des panneaux d'alerte de pollution atmosphérique à Lille.
Des panneaux d'alerte de pollution atmosphérique à Lille. — M.Libert/20 Minutes

En plus du froid, c’est un nuage de pollution aux particules fines qui s’est installé sur la région. Depuis jeudi soir et jusqu’à ce dimanche soir, la préfecture a pris une mesure de réduction obligatoire de la vitesse maximale autorisée sur les axes routiers et autoroutiers: 20 km/h de moins afin de réduire les émissions de polluants dans les cinq départements de la région Hauts-de-France.

Le « ticket pollution »

Ces épisodes de pollution à répétition ont, semble-t-il, fini par pousser la Métropole de Lille (MEL) à prendre aussi des mesures concrètes concernant la circulation. Il existe bien un dispositif, le « ticket pollution », pour inciter les voyageurs à prendre les transports en commun. « Le ticket unitaire devient valable pour toute la journée », précise la MEL.

Seulement voilà, il n’a jamais été mis en service car son déclenchement est lié à la mise en place de la circulation alternée par la préfecture. Mesure qui n’a jamais été prise dans le Nord.

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Pourtant, la métropole lilloise reste une des zones les plus touchées de France. Depuis septembre 2015, la MEL a donc décidé de répondre à l’appel à projet national « Ville respirable dans 5 ans ». Mais le chemin risque d’être compliqué.

Les grands axes particulièrement touchés

En février, une délibération doit être votée pour lancer l’étude qui doit définir les futures zones de circulation restreinte dans la métropole. Ces zones seront interdites à la circulation pour les véhicules qui ne posséderont pas la fameuse vignette Crit’air, symbole de propreté.

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Néanmoins, ce projet devrait mettre encore un peu de temps avant d’éclore. « L’association Atmo a déjà identifié les parties du territoire les plus exposées à la pollution aux particules. Il s’agit des grands axes, l’A1, l’125, l’A23, l’A22 et la voie rapide », souligne La MEL. Or une étude de faisabilité concernant cette possible restriction de circulation doit être menée au préalable.

Accord avant de lancer l’étude

Sur quelles communes ? La liste est connue : Lille, Loos, Faches-Thumesnil, Ronchin, Saint-André, Lambersart, Lomme, La Madeleine, Marcq-en-Barœul, Mons-en-Barœul, Roubaix et Tourcoing. Reste à obtenir l’accord de chacune d’elles pour démarrer l’étude de faisabilité.

Lorsque toutes ces études seront terminées, on devrait pouvoir mieux respirer avec la mise en place de ces zones à circulation restreinte.

Transports en commun gratuits dans l’Arrageois

En attendant, la communauté urbaine d’Arras (CUA) a choisi une voie plus directe et plus simple pour lutter contre la pollution en annonçant la gratuité exceptionnelle de son réseau de transport en commun Artis, vendredi, selon La Voix du Nord.

« C’est une délibération que nous avons prise en novembre 2015 pour inciter les habitants à changer leurs habitudes de transport lors d’épisode de pollution », souligne la CUA. La gratuité se prolonge jusqu’à ce dimanche soir. Au moins.