Pas-de-Calais : Eurotunnel s’offre un poste central de sûreté tout neuf

SÉCURITÉ L’équipement a été dimensionné pour faire face aux afflux de migrants comme ce fut le cas en 2015…

M.L. avec AFP

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Jacques Gounon, PDG du groupe Eurotunnel.
Jacques Gounon, PDG du groupe Eurotunnel. — M.Libert / 20 Minutes

Un train de retard ? Le groupe Eurotunnel a inauguré, mercredi, un nouveau poste central de sûreté, installé côté français du tunnel sous la Manche. L’idée de réaliser cet investissement remonte à l’été 2015, quand le site avait connu plusieurs vagues importantes d’intrusions de migrants désireux de rejoindre l’Angleterre. Un équipement qui semble disproportionné aujourd’hui, après le démantèlement de la « Jungle ».

Une surface multipliée par 27

Le nouveau bâtiment, d’une superficie de 547 m², remplace une salle d’environ 20 m² dans laquelle travaillaient auparavant les services de sécurité. Il « accueille en un seul et même lieu l’ensemble des services des forces de l’ordre présentes sur le site de Coquelles renforçant la coopération sur le terrain des équipes d’Eurotunnel avec les services des Etats français et britanniques », explique Eurotunnel dans un communiqué de presse.

Ecran géant de vidéosurveillance

Quatre opérateurs (contre deux auparavant) se trouveront désormais en permanence dans cette salle, en plus du coordinateur et du sous-officier de gendarmerie. Ils auront les yeux rivés sur un écran de 20 m² qui permet de surveiller « les 650 hectares du site et les 30 kilomètres de clôtures périmétriques haute sécurité via le retour vidéo des 570 caméras fixes et mobiles ». Depuis l’été 2015 également, 39 kilomètres de hauts grillages avaient été installés pour protéger le site du tunnel.

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Le nombre de migrants qui cherchent à rejoindre l’Angleterre a chuté depuis le démantèlement de la « jungle » de Calais à l’automne : « avant le démantèlement, nous découvrions 2.000 personnes par semaine cachées dans des poids lourds au terminal du port ou d’Eurotunnel. Aujourd’hui ce chiffre est de 200 », relevait récemment une source proche du dossier auprès de l’AFP.