Aisne: Viol et actes de barbarie sur une femme octogénaire

FAITS DIVERS Deux jeunes hommes ont été mis en examen pour la violente agression d'une femme de 88 ans à Château-Thierry (Aisne)...

O.A. avec AFP

— 

La maison de l'octogénaire agressée le 13 janvier 2017 à Château-Thierry (Aisne)
La maison de l'octogénaire agressée le 13 janvier 2017 à Château-Thierry (Aisne) — Google Street View

L’enfer à domicile. Une femme de 88 ans a été violemment agressée chez elle, à Château-Thierry (Aisne), dans la nuit de jeudi à vendredi.

Deux jeunes hommes, arrêtés moins de 24h plus tard, ont été mis en examen dimanche après-midi pour « viol et vol accompagnés d’actes de torture et de barbarie », indique l’AFP.

La victime avait alerté les gendarmes la veille

Vendredi matin, la police avait trouvé l’octogénaire « bien mal en point, blessée à de nombreux endroits, sous un meuble », raconte le procureur de la république à Laon, Baptiste Porcher. Les agents avaient été prévenus par un voisin de cette rue en bord de Marne, qui avait constaté que la porte d’entrée était ouverte.

Cependant le magistrat précise que l’octogénaire avait elle-même alerté la gendarmerie dès jeudi, après avoir découvert, dans sa maison, un blouson et des outils qui ne lui appartenaient pas.

Pour l’heure, la victime n’a pu être entendue. Dimanche, elle se trouvait toujours en réanimation à l’hôpital, mais son pronostic vital n’était pas engagé, selon la source judiciaire.

Les suspects retrouvés en possession d’objets appartenant à la victime

La qualification de « viol accompagné d’actes de torture et de barbarie » se base sur les nombreux hématomes et traces de sévices immanquablement liées à un viol retrouvées sur le corps de la victime, indique encore Baptiste Porcher.

Les deux jeunes hommes interpellés sont connus des services de police. Âgés de 23 et 24 ans, ils ont été retrouvés, selon le journal L’Union, en possession d’objets appartenant à la victime. D’après le quotidien, l’un des suspects est originaire des environs de Château-Thierry et l’autre n’a pas de domicile fixe.

L’AFP précise que l’un des mis en cause a nié avoir été présent chez l’octogénaire, tandis que le second l’a reconnu, tout en niant les faits reprochés.

Le parquet a requis le placement en détention provisoire.