Procès Goodyear: Les huit ex-salariés seront-ils condamnés à nouveau à de la prison ferme?

JUSTICE La cour d’appel d’Amiens doit décider, ce mercredi, du sort des anciens salariés de Goodyear poursuivis pour séquestration, après la fermeture de leur usine…

G.D. avec AFP
A Amiens, le 19 octobre 2016 - Les huit anciens salaries de Goodyear Amiens, poursuivis pour sequestration, arrivent au tribunal d'Amiens.
A Amiens, le 19 octobre 2016 - Les huit anciens salaries de Goodyear Amiens, poursuivis pour sequestration, arrivent au tribunal d'Amiens. — Gilles Durand / 20 Minutes

La décision doit tomber ce mercredi, en début d’après-midi. Les huit anciens salariés de Goodyear Amiens-Nord vont connaître leur sort en appel, dans le procès qui les oppose à deux dirigeants de leur usine, à la suite d’une séquestration qui avait eu lieu en janvier 2014. Quelques mois plus tôt, Goodyear avait annoncé la fermeture du site qui employait plus de 1.100 personnes.

Manifestation de plusieurs milliers de personnes

En octobre 2016, ce procès en appel s’était tenu sous haute tension après la condamnation des accusés à neuf mois de prison ferme, en première instance. Dix mille personnes, selon la CGT, et cinq mille selon la préfecture s’étaient rassemblées à Amiens pour protester contre le premier jugement.


Et ce mercredi, « nous attendons entre 2.000 et 2.500 soutiens devant le tribunal. Sur un cas de répression syndicale, c’est le mouvement le plus rassembleur depuis près de 20 ans », affirme, à l’AFP, Mickaël Wamen, l’un des prévenus et figure emblématique du « combat » des Goodyear.

« Séquestration et violences en réunion »

L’avocat général Dominique Tailhardat avait requis, lors de l’audience d’octobre, vingt-quatre mois de prison avec sursis à l’encontre des huit hommes, parmi lesquels cinq militants CGT.

Poursuivis pour « séquestration et violences en réunion », les prévenus encourent jusqu’à cinq ans de prison. Les 6 et 7 janvier 2014, le directeur des ressources humaines et le directeur de la production avaient été retenus pendant une trentaine d’heures dans les locaux de l’usine de pneumatiques occupée par quelques dizaines de salariés en colère.