Pas-de-Calais: Le détenu, tué à la prison de Vendin-le-Vieil, avait été médiatisé

FAITS DIVERS L’identité de la victime, visiblement étranglée dans sa cellule de Vendin-le-Vieil, était Geoffrey Debouver, condamné pour avoir tué l’étudiant Simon Cordier en 2011, pour une affaire de cannabis…

G.D.

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Procès pour meurtre, devant la cour d'assise de Douai, de Geoffrey Debouvere, accusé d'avoir tué Simon Cordier pour une affaire de cannabis en 2012.
Procès pour meurtre, devant la cour d'assise de Douai, de Geoffrey Debouvere, accusé d'avoir tué Simon Cordier pour une affaire de cannabis en 2012. — M.Libert/20 Minutes

Le jeune homme avait défrayé la chronique dans une affaire criminelle. Le détenu qui a été tué, lundi, dans le centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil, est Geoffrey Debouver, condamné en 2014 à 20 ans de réclusion pour le meurtre de l’étudiant Simon Cordier, à Lille-Fives, rapporte France 3.

Une affaire de cannabis

A l’époque, la victime avait été porté disparu pendant trois semaines avant d’être retrouvée morte et enterrée dans le jardin de son meurtrier. Simon Cordier avait été tué, le 30 décembre 2011, pour un litige portant sur 80 g de cannabis.

>> A lire aussi : La victime a bien été tuée pour des plants de cannabis

Geoffrey Debouver a été découvert mort dans sa cellule où se trouvaient également deux autres détenus. Des traces de strangulation ont été retrouvées sur son cou.

Deux suspects entendus par la police

Deux détenus sont interrogés depuis lundi minuit. Les interrogatoires se poursuivront jusqu’à mercredi pour déterminer le rôle de chacun des deux suspects et le motif. L’enquête doit « préciser si les coups mortels ont été le fait d’un seul ou des deux suspects », a déclaré, à l’AFP, le procureur de Béthune, Philippe Peyroux.

Les deux suspects, l’un âgé de 28 ans, et l’autre quinquagénaire, ont pu entrer tous les deux dans la cellule. Le premier avait été condamné à 20 ans de réclusion criminelle, le second à la réclusion à perpétuité pour crime avec récidive.

L’un des deux suspects bénéficiait d’une certaine liberté de circulation, au titre de son travail au service nettoyage.