Hauts-de-France: Cinq résolutions pour 2017 dans la région

VŒUX Une liste de cinq dossiers que les Hauts-de-France devraient réussi à clôturer en 2017...

Olivier Aballain

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Le boulevard de la Liberté, à Lille, en septembre 2016
Le boulevard de la Liberté, à Lille, en septembre 2016 — O. Aballain / 20 Minutes

Qui dit nouvelle année, dit bonnes résolutions. La région Hauts-de-France, et sa capitale Lille, ont plusieurs dossiers en souffrance, que l’année 2017 doit permettre de régler ou de clôturer définitivement. 20 Minutes a listé les plus brûlants.

Trancher dans le vif sur l’extension du métro lillois. La mise en service des nouvelles rames deux fois plus longues sur la ligne 1 était d’abord promise pour la fin 2015, puis pour 2018. Et l’on parle maintenant de 2020.

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Les retards techniques invoqués par Alstom deviennent tellement critiques que certains, rapporte le site Mediacités, recommandent d'« arrêter les dégâts » en abandonnant purement et simplement le projet. Mais le site rappelle aussi que 139,4 millions d’euros ont déjà été engagés par la métropole, sur un coût total estimé à 620 millions.

Le nouvel opérateur des transports de la métropole lilloise, qui doit être choisi d’ici juin pour entrer en fonction au 1er janvier 2018 (le contrat de Kéolis, filiale de la SNCF, expire fin 2016), aura probablement une voix prépondérante sur ce dossier.

Régler l’allure sur le plan de déplacement lillois. Depuis la rentrée de septembre, les modifications du nouveau plan de déplacement à Lille font régulièrement l’actualité L’opposition LR-UDI a pu se réjouir d’adaptations qui vont « incontestablement dans le bon sens », mais elle réclame d’autres changements, notamment dans le secteur Vauban. Cyclistes et piétons restent globalement favorisés, mais les automobilistes, eux, doivent s’adapter en temps réel aux changements de règle.

Tailler un avenir à l’ancienne « jungle » de Calais. Un peu plus de deux mois après le démantèlement du camp de migrants de Calais, la maire de la ville entend bien occuper le terrain. Selon La Voix du Nord, Natacha Bouchart espère obtenir un déclassement de la moitié sud du site, répertoriée comme zone écologique protégée (« Znieff »), pour y créer de l’activité économique. Sur la moitié nord, le conservatoire propose de créer un espace naturel « d’exception ».

Se jeter à l’eau pour le canal Seine-Nord. Après des années d’atermoiements, la liaison fluviale à grand gabarit entre le Nord et le bassin parisien a fini par voir son plan de financement bouclé (pour un total de 4,524 milliards d’euros), répondant aux inquiétudes exprimées fin août par la Cour des Comptes.

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Les premiers coups de pioche effectifs sont donc attendus pour 2017. Pourtant on ne sait pas encore qui va chapeauter la société du canal. Xavier Bertrand, le patron des Hauts-de-France, avait réclamé qu’il (ou elle) soit nommé(e) avant la fin 2016. C’est raté. Le ministre des Transports, Alain Vidalies, a estimé le 30 novembre que ce n’était « pas la question essentielle ».

Couler les fondations de Lillénium. Le projet de centre commercial de 22.000 m² promis à l’entrée de Lille-Sud a connu des années difficiles, avec l’abandon du promoteur Nacarat. Mais l’agence Vicity a trouvé un nouveau partenaire, Sogea Caroni (filiale de Vinci), pour l'épauler sur un dossier dont le budget atteint tout de même les 175 millions d’euros.

Vicity se voulait rassurante début décembre en promettant un démarrage du chantier « incessamment sous peu ». A la ville de Lille, les élus EELV, opposés au projet, espèrent que Martine Aubry « finira par perdre patience ». Son premier adjoint Pierre de Saintignon confie à 20 Minutes qu'il table sur un démarrage «courant février».