Amiens: Dix-huit militants d'ultra-droite seront jugés pour des violences

JUSTICE Quatre jours de procès seront nécessaires en mars 2017 pour juger des militants d'ultra-droite, auteurs présumés de diverses violences commises entre 2012 et 2014...

Olivier Aballain
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Serge Ayoub en mars 2017.
Serge Ayoub en mars 2017. — AFP

Rififi et parties de claques dans l’extrême droite picarde. Dix-huit personnes, dont le nationaliste Serge Ayoub, ont été renvoyées en correctionnelle et seront jugés du 27 au 30 mars à Amiens, dans le cadre d’un procès pour diverses violences, dégradations par incendies et cambriolages.

Les faits examinés par la justice ont été commis entre 2012 et 2014, en Picardie et dans le Nord. Ils sont en partie liés à des conflits internes à l’ultra-droite, et notamment, d’après le Courrier Picard, entre des nationalistes « autonomes » et des membres de l’organisation de Serge Ayoub, « Troisième voie ».

Lynchages en interne

Cinq personnes ont notamment été rouées de coups dans le cadre d’un guet-apens tendu à Estrées-Mons, près de Péronne (Somme), le 8 décembre 2012. La justice soupçonne Serge Ayoub, accusé de violences avec arme et avec préméditation, d’avoir été le commanditaire du règlement de compte.

Un ancien chef nordiste des WWK (« White Wolfs Klan »), formé d’anciens partisans de « Troisième Voie », a également été lynché avec une extrême violence, en janvier 2014.

Plusieurs mis en cause, qui faisaient partie de ce WWK, sont également poursuivis pour « organisation, maintien ou reconstitution d’un groupe de combat ». « Troisième Voie » avait été dissoute en juillet 2013 par le gouvernement, dans le sillage de la mort du militant d’extrême gauche Clément Méric dans une rixe, à Paris.