Larmes et gâchis aux assises de Douai

O - ©2007 20 minutes

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Des vies brisées alignées aux assises de Douai, hier. Côté victimes ou sur le banc des accusés, c'est l'impression criante qui se dégageait de la première journée du procès des incendiaires présumés de Roubaix. Avec, au premier plan, l'émotion des familles des quatre victimes de l'incendie meurtrier qui a ravagé un immeuble de Roubaix en novembre 2005, au moment des violences urbaines. Un incendie « pour emmerder le monde », selon les propos du principal mis en cause. Un incendie allumé un soir de maraude par trois « copains » désoeuvrés, âgés de 18 ans.

Mais le gâchis transpirait aussi du parcours de deux d'entre eux, accusés de n'avoir pas empêché le geste « présumé » du troisième. « Vous êtes décrits comme ayant une intelligence supérieure à la moyenne, a résumé la présidente. N'avez-vous pas raté quelque chose ? » Cinq foyers en cinq ans pour l'un, sept condamnations pour l'autre : l'absence d'un père est leur point commun. Même si, rappelle le dernier : « Je ne suis pas là pour me faire plaindre, je dois payer. » Ils risquent cinq ans. Le troisième, accusé d'avoir allumé le feu, sera entendu aujourd'hui. Lui encourt la réclusion à perpétuité.