Lille: Un enfant gravement brûlé par du produit corrosif dans la cour d’école

SOCIÉTÉ Une enquête a été ouverte suite au dépôt d’une plainte contre « X » par la mère d’un élève blessé dans la cour d’une école maternelle…

Mikael Libert

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L'enfant a été brûlé par des produits corrosifs (illustration).
L'enfant a été brûlé par des produits corrosifs (illustration). — M.Libert / 20 Minutes

Une affaire très embarrassante. Lundi, Milan, un petit garçon de deux ans et demi, a été admis en urgence à l’hôpital Jeanne de Flandre, à Lille, pour de graves brûlures aux pieds. Selon sa mère, il est entré en contact avec un produit corrosif alors qu’il jouait dans la cour de l’école maternelle Jean-Rostand, à Hellemmes.

Une flaque dans la cour

« Milan a été brûlé au second degré aux pieds et aux chevilles. Les médecins m’ont expliqué qu’il allait peut-être devoir subir une greffe de peau », explique Sandrine, la maman du bambin, toujours sous le choc. « C’est arrivé vers 10h dans la cour de récréation. Mon fils a sauté dans ce qu’il a sans doute pris pour une flaque d’eau, poursuit-elle. Mais c’était une sorte d’acide qui avait été jeté par une société qui venait de nettoyer les hottes de la cantine. »

La société en question, Aérolia, a confirmé à 20 Minutes qu’une « opération de dégraissage des filtres de cuisine » avait bien eu lieu, lundi matin, dans l’école et que les produits utilisés étaient « un petit peu corrosifs ». Un responsable d’Aérolia affirme cependant que « les modes opératoires ont été respectés » et qu’il « recherche ce qui a pu se passer ».

« On m’a accusée de maltraitance »

Mardi, entre deux visites à l’hôpital, Sandrine est allée déposer une plainte contre « X ». « Je veux savoir comment ça a pu se produire. Imaginez s’il avait mis ses mains dedans et qu’il s’était frotté les yeux », glisse-t-elle. Mais la maman est aussi très remontée d’avoir été prévenue tardivement. « On m’a téléphoné vers 13h, soit trois heures après. Et quand je suis arrivée on m’a accusée de maltraitance », s’insurge-t-elle. « Milan est un enfant qui pleure souvent avant la sieste, c’est pour ça qu’on ne s’est rendu compte que plus tard qu’il n’allait pas bien », explique une source à l’école.

Dans le cadre de l’enquête, les policiers ont déjà entendu plusieurs personnes, notamment parmi le personnel de Jean-Rostand. Le petit Milan, lui, saura d’ici deux semaines s’il doit subir une greffe de peau. Par ailleurs, l’inspection académique n’a pas répondu aux sollicitations de 20 Minutes.