Lille: Un futur candidat à la présidentielle interpellé par des CRS

SOCIÉTÉ L’incident s’est déroulé pendant une action visant à dénoncer les écrans publicitaires du métro Lillois…

Mikaël Libert

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Une action des déboulonneurs dans le centre ville de Lille.
Une action des déboulonneurs dans le centre ville de Lille. — M.Libert / 20 Minutes

A la même enseigne. Dimanche soir, Les militants du collectif « Les déboulonneurs » ont mené une action dans le centre-ville de Lille. Parmi les activistes anti pub se trouvait le leader charismatique de l’Eglise de la très sainte consommation (ETSC), Alessandro di Giuseppe, candidat bientôt déclaré à l’élection présidentielle de 2017.

Action de désobéissance civile

Vers 18h45, dimanche, une quinzaine de déboulonneurs s’étaient donné rendez-vous sur la Grand' Place de Lille sous une banderole dénonçant le matraquage publicitaire avant d’aller barbouiller deux panneaux publicitaires lumineux installés dans la station Rihour. « C’est là que nous avons croisé une patrouille de CRS et que nous leur avons clairement dit que nous allions mener une action de désobéissance civile », explique Alessandro.

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Les policiers ont donc barré l’accès à la station de métro et les militants se sont repliés sur un autre panneau en surface, recouvrant celui-ci de peinture en bombe. Deux d’entre eux, Alessandro et une jeune femme, ont ensuite été interpellés et ramenés au poste. « Nous n’avons pas été placés en garde à vue mais entendus en audition libre avant d’être libérés vers 22h », poursuit le « Pap40 ».

Alessandro di Giuseppe, appelé aussi le «Pap 40», veut s'installer à l'Elysée.
Alessandro di Giuseppe, appelé aussi le «Pap 40», veut s'installer à l'Elysée. - M.Libert / 20 Minutes (archives)

En campagne

Le gourou de l’ETSC ignore pour l’instant s’il y aura des suites judiciaires à cette 92e action non-violente. « Nous avons déjà un procès qui doit se tenir en février pour un barbouillage datant de mai 2016 », reconnaît-il. Mais en attendant de savoir à quelle sauce la justice va le croquer, Alessandro di Giuseppe ne dément pas les « bruits de couloirs » laissant entendre qu’il va se lancer dans la course à la présidentielle 2017. « C’est un peu tard, on n’aura que trois mois de campagne, mais on économise du temps en ne faisant pas de primaire », déclare celui qui avait brigué la mairie de Lille en 2014 et recueilli tout de même environ 2.000 suffrages.

Cependant, pour espérer participer au scrutin, le candidat unique de l’ETSC doit dégoter les fameuses 500 signatures. « Ça, c’est un vrai problème démocratique », glisse Alessandro, sans pour autant désespérer de les obtenir. Son site Internet de campagne sera mis en ligne prochainement et le tournage d’un clip est prévu début 2017.