Canal Seine-Nord: L'Île-de-France confirme son soutien... mesuré

TRANSPORTS La région Île-de-France a confirmé son financement du canal Seine-Nord à hauteur de 110 millions d'euros, soit 100 millions de moins qu'espéré en 2014...

Olivier Aballain

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Le tracé du canal Seine-Nord Europe
Le tracé du canal Seine-Nord Europe — 20 Minutes

C’est moins que prévu, mais ça fait quand même 110 millions d’euros. Le conseil régional d’Île de France a confirmé jeudi sa participation financière au chantier du canal Seine-Nord-Europe.

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Dans un premier tour de table, en 2014, la contribution de la région parisienne au canal, avait été chiffrée aux alentours de 210 millions d’euros. Le canal doit permettre au transport fluvial d’opérer la jonction, sur 107 km, entre le bassin parisien et les ports du nord de l’Europe.

Comment se passer de 100 millions d’euros ?

L’apport de l’ensemble des collectivités locales est évalué à un milliard d’euros, sur les 4,5 à 4,8 milliards de coût total estimé. Le conseil régional des Hauts-de-France doit déjà apporter 302,65 millions, et le Nord 200 millions.

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Qui compensera les 100 millions que l’Île de France n’apportera finalement pas ? Sur ce point Xavier Bertrand restait optimiste, en septembre. « Nous pouvons lancer les travaux avec les financements existants. S’il manque de l’argent, à la fin, je n’ai aucune inquiétude sur les possibilités d’en trouver. » Le président du conseil régional des Hauts-de-France compte notamment revoir le financement des plateformes multimodales qui doivent ponctuer le parcours du canal.

Début des travaux espéré en 2017

Dans un communiqué commun, Valérie Pécresse et Xavier Bertrand, les présidents des deux assemblées régionales, ont indiqué que le canal Seine-Nord « pourrait générer jusqu’à 50.000 emplois pérennes, à l’horizon 2050 » grâce aux activités logistiques, sans compter les 10.000 à 12.000 emplois que générerait le chantier sur 5 ans. En outre, chaque convoi fluvial représentera l’équivalent de 180 camions retirés de la route.

« Cet ambitieux projet est en passe de devenir une réalité », a conclu Xavier Bertrand. A la mi-novembre, Manuel Valls avait maintenu pour début 2017 l’objectif de démarrage du chantier.