Coupe de France: Les amateurs de Wasquehal furieux de devoir affronter Lens à Bollaert

FOOTBALL Faute de terrain homologué, le club amateur va devoir se déplacer chez son adversaire...

Francois Launay

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Le président de l'Es Wasquehal, Brahim Chikhi.
Le président de l'Es Wasquehal, Brahim Chikhi. — G. Durand / 20 Minutes

Lapidaire, le mail de la commission de la coupe de France est tombé mardi matin. Faute de terrain homologué, les amateurs de Wasquehal ont appris qu’ils devaient se déplacer au stade Bollaert le dimanche 3 décembre pour affronter le RC Lens. A la base, le club de CFA aurait dû recevoir les professionnels lensois.

Aucun terrain ne convient à la commission de la coupe de France

Mais impossible pour eux de trouver un terrain qui convienne aux exigences des organisateurs. Il faut dire que trouver un terrain de foot ressemble à un chemin de croix depuis deux ans pour le club. « On n’a pas de terrain à Wasquehal, la mairie ne se bouge pas depuis deux ans et demi. L’an dernier, on était hébergé par Croix mais ils n’ont pas voulu reconduire. Aujourd’hui, on joue en championnat au stade Dubrulle de Roubaix et parfois à Mouvaux », énumère Brahim Chikhi, le président de Wasquehal.

Sauf que ces deux stades ne conviennent pas officiellement à la commission de la coupe de France. « A Mouvaux, le terrain n’a pas d’éclairage mais le match contre Lens a lieu dimanche à 13h30 donc ça n’aurait pas été un problème. A Roubaix, il y a de l’éclairage et une jauge de 3.000 spectateurs mais toutes les places ne sont pas debout », s’énerve le dirigeant nordiste.

Le Stadium jugé trop cher

Restait alors la solution du Stadium de Villeneuve d’Ascq. Mais les coûts de sécurité et d’organisation sont jugés trop importants « Cela va nous coûter entre 45 et 50.000 euros, ce qui est énorme pour un club comme le nôtre qui a un budget de fonctionnement de 450.000 euros. Je trouve ça scandaleux qu’on demande à des petits clubs d’assumer de telles charges. Surtout que, si on ne rentre pas dans nos frais avec la recette, la DNCG peut nous tomber dessus », poursuit Brahim Chikhi.

Le sentiment de ne pas avoir eu le choix

Du coup, Wasquehal, qui a fait appel de cette décision, s’apprête à jouer son 8e tour de coupe de France à Lens avec le sentiment d’y avoir été contraint. « Dès le départ, on a senti qu’il y avait une volonté de nous faire jouer à Bollaert. C’est un match télévisé [sur France 3]. Et les télés aiment bien avoir des grands stades pour retransmettre leurs matchs. On a vraiment le sentiment d’être mis devant le fait accompli. Sinon comment expliquer que le club de Pontivy, qui joue en CFA comme nous, reçoit en coupe de France le club de Niort devant une tribune de 50 places ». précise le président.

Bref, la solution choisie par les organisateurs ne fait pas les affaires du club amateur. D’un point de vue sportif d’abord avec moins de chances de créer la surprise. Mais aussi d’un point de vue économique. Désormais désigné comme club receveur, le Racing va prendre les frais d’organisation à sa charge. Et pas sûr que dans ces conditions, le club artésien laisse toute la recette du match aux amateurs comme le veut la coutume en coupe de France. Les discussions ont commencé entre les deux clubs.