Lille: Une adolescente de 16 ans soupçonnée d'infanticide

FAITS DIVERS Une jeune Lilloise de 16 ans est soupçonnée d'avoir tué son enfant nouveau-né avant de tenter de dissimuler le cadavre...

Olivier Aballain

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Véhicule de police en 2016 à Lille (illustration)
Véhicule de police en 2016 à Lille (illustration) — O. Aballain / 20 Minutes

La jeune mère assure que son bébé était mort-né, mais les enquêteurs en doutent. Une adolescente lilloise âgée de 16 ans a été mise en examen pour homicide volontaire, lundi 7 novembre, dans l’enquête sur la mort de son enfant nouveau-né.

Selon la Voix du Nord, qui a révélé l’information, la police a été prévenue par une amie de la jeune mère, à laquelle cette dernière avait demandé de l’aide pour dissimuler le cadavre.

Pas de déni de grossesse

Les faits datent du 22 octobre. D’après les premiers éléments transmis par les services du procureur de la République (le parquet), la mère adolescente avait caché sa grossesse à ses parents, chez qui elle habite, rue des Bois-Blancs à Lille. Mais les enquêteurs écartent l’hypothèse du déni de grossesse car selon eux la jeune fille savait « depuis plusieurs mois » qu’elle était enceinte.

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L’adolescente aurait accouché dans sa baignoire. Que s’est-il passé ensuite ? Auprès de la Voix du Nord, le parquet de Lille indique que la jeune mère a déclaré que son enfant était mort-né. Mais les premiers éléments résultant de l’autopsie n’accréditent pas cette version des faits.

Brièvement hospitalisée

Après la mort, la mère a en tout cas contacté au moins deux amies pour tenter de « trouver une sépulture », d’après les enquêteurs. La première a refusé, avant de contacter la police au bout de quelques jours. La deuxième avait accepté de dissimuler le cadavre dans un sac, dans la cour de son habitation, à Lomme.

Interpellée par la brigade des mineurs, la mère a brièvement fait l’objet d’une hospitalisation sous contrainte dans un établissement psychiatrique, avant sa mise en examen pour homicide volontaire sur mineur de moins de 15 ans, un crime passible de la réclusion criminelle à perpétuité.

L’amie qui a dissimulé le corps pourra être poursuivie pour «recel de cadavre», une infraction qui ne sera constituée que si elle savait que le nourrisson n’était pas décédé de mort naturelle.

Le parquet de Lille indique ce mercredi midi que la mère mineure a été libérée sous contrôle judiciaire à l'issue de sa garde à vue, mais qu'elle fait l'objet d'une mesure de placement en foyer éducatif.