Aisne: Six mois avec sursis pour avoir tué son chien au marteau

JUSTICE Un homme de 47 ans a été condamné à Saint-Quentin pour avoir tué son chien à coups de marteau…

O.A. avec AFP

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Un épagneul breton
Un épagneul breton — ARDEA/MARY EVANS/SIPA

L’homme a été condamné pour « acte de cruauté », et il ne pourra plus jamais détenir un animal domestique. Le tribunal correctionnel de Saint-Quentin a infligé ce mardi 8 novembre une peine de six mois de prison avec sursis au propriétaire d’un chien qui avait tué son animal à coups de marteau, en juin.

Ce sont les voisins de cet homme de 47 ans qui avaient alerté la police, le 17 juin, après avoir entendu le chien hurler « à la mort ». Sur place, les agents ont découvert le cadavre de l’animal, déposé dans un sac plastique. L’enquête a révélé que le chien avait succombé à ses blessures, après avoir reçu plusieurs coups de marteau.

« Je ne voulais qu’arrêter ses souffrances »

L’homme vivait seul à Saint-Quentin avec son animal, un épagneul breton recueilli dans la rue trois ans plus tôt. Le chien souffrait d’eczéma depuis deux ans, une maladie que son propriétaire n’est pas parvenu à soigner.

A l’audience, le prévenu a indiqué regretter son geste tout en mettant en avant ses difficultés financières : « Sur le coup, je n’ai pas pensé à ce que j’ai fait, ce fut impulsif. Ce n’est pas bien mais je ne voulais qu’arrêter ses souffrances ».

A la question de savoir s’il faisait souffrir sa bête (ses voisins ayant déclaré entendre régulièrement pleurer le chien), il a soutenu que si le chien pleurait, « c’était à cause de sa maladie : il se mordait au sang. Je n’ai jamais été violent avec lui ».

Neuf associations s’étaient portées partie civile

« Asséner des coups jusqu’à la mort, c’est de la torture », a estimé la représentante du ministère public, dans son réquisitoire. Les juges ont suivi ses recommandations.

Outre la peine de prison avec sursis et l’interdiction « définitive » de posséder un animal domestique, le coupable devra verser 500 euros de dommages et intérêts pour préjudice moral à chacune des neuf associations de défense des animaux qui s’étaient portées parties civiles.

« Si on veut se séparer d’un animal, il y a d’autres manières, moins cruelles », avait affirmé Me Gilles Laurent, au nom de la Fondation Brigitte Bardot. Parlant au nom de la Fondation assistance aux animaux, Me Amaury Berthelot avait pour sa part qualifié le propriétaire de « monstre », demandant au tribunal d’être ferme pour « montrer qu’on ne peut pas faire n’importe quoi avec les animaux ».