Va-et-vient de blocages dans les facs

O. A - ©2007 20 minutes

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Incertitudes sur le front anti-LRU hier. Le débat sur la réforme de l'université instaurée par la loi Pécresse a continué de faire rage hier dans les facs lilloises. La loi relative aux libertés et à la responsabilité des universités (LRU) y compte plus d'opposants que de partisans, mais les avis divergent sur les modes d'action. Illustration à Lille-I, où une AG a rassemblé plus de deux mille étudiants hier matin. Aurore, étudiante en sociologie, est contre la loi et contre le blocage total de la fac. Sa camarade Marion, qui avait voté contre le blocage le 12 novembre, s'apprêtait à voter pour. « Je suis contre la loi. Et au moins pour les exams, le blocage met tout le monde sur le même plan. » Lucas, en licence d'informatique, va aussi voter pour : « Il y a des salariés qui acceptent de perdre un salaire. Alors louper des cours, c'est possible. » « Je ne suis pas sûr, rétorque Jordan, en doctorat d'économie, que ce soit une bonne idée de rejoindre les cheminots. Leur mouvement est impopulaire... » Le blocage aussi l'est devenu : 1 211 voix contre, 1 072 pour. Mais un barrage partiel a été accepté, aujourd'hui et jeudi, pour permettre aux étudiants d'aller manifester. Et une assemblée de profs a voté la grève jusqu'à jeudi.

Même les lycées ont commencé à s'y mettre. Fénelon, entre autres, a suspendu les cours hier après une AG. Et des élèves de Montebello espéraient faire de même ce matin. A Villeneuve-d'Ascq, une assemblée se tenait hier soir au lycée Queneau.

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